27 juin 2009
HADOPI REVIENT

la loi Hadopi d'abord rejetée par une poignée parlementaire, révisée par le Sénat, dont un article a été désapprouvé par le Conseil constitutionnel, va encore être révisé le 20 juillet. Il pourrait encore empirer.
Le gouvernement n'en démord pas ; il profite même du texte de loi complémentaire à la Hadopi pour durcir son dispositif. Ainsi le projet de loi relatif à la protection pénale de la propriété littéraire et artistique sur Internet réintroduit un point pourtant écarté il y a plusieurs semaines par les députés.
Ainsi, Hadopi 2, qui sera présenté par la ministre de la Justice, Michèle Alliot-Marie, et non plus par le ministère de la Culture, ne vise plus seulement les services de communication au public en ligne (dont les réseaux P2P), mais désormais aussi les moyens de communications électroniques.
A lire ICI.
12 juillet 2008
INTERNET ET LIBERTES
Je vous laisse juge des deux articles qui suivent, car nous ne sommes pas des pigeons...
Copie privée : le Conseil d'État annule la taxe sur les
supports vierges
Christophe Guillemin, publié le 11 juillet 2008
Réglementation - Le
Conseil d'État s'est rangé du côté des industriels. Il juge illégale la taxe
pour copie privée, appliquée aux CD, DVD ou baladeurs, car son mode de calcul
établi par la commission d'Albis compense les conséquences du piratage.
Les fabricants de matériels audiovisuels électroniques,
représentés par le Simavelec (*), ont obtenu gain de cause : le
Conseil d'État vient d'annuler la redevance pour copie privée appliquée
aux CD, DVD, baladeurs et disques durs intégrés aux appareils de salon.
Les industriels avaient saisi la haute juridiction
administratrice pour dénoncer une décision de la commission d'Albis datant
du 20 juillet 2006 et portant sur l'application de la taxe aux supports
précités.
Pour déterminer le montant de cette redevance, la
commission a pris en compte la capacité d'enregistrement des
supports bien entendu, mais aussi leur usage. Mais elle a considéré aussi
bien les copies privées licites que celles illicites, « sans rechercher,
pour chaque support, la part respective des types de copie privée des usages
licites et illicites ».
La quasi-totalité des décisions de la commission
attaquée
Or, selon l'article L. 311-1 du code de la propriété
intellectuelle, « la redevance pour copie privée ne peut légalement compenser
que la perte de revenus liée à l'usage licite de la copie privée »,
peut-on lire dans la décision du Conseil d'État.
En clair, une taxe ne peut servir à compenser les
conséquences du piratage. « Lorsque l'on copie sur un CD des contenus
téléchargés de manière illicite, il ne s'agit pas de copie privée, mais de
recel de contrefaçon », nous expliquait en 2007 le Simavelec, qui a d'ailleurs
attaqué quasiment toutes les décisions de la commission portant sur
les autres supports.
Cette annulation entrera en vigueur dans six mois. Elle intervient alors qu'Éric Besson, secrétaire d'État à l'Économie numérique, a dévoilé cinq propositions pour réformer la commission d'Albis, objet de nombreuses critiques.
(*) Syndicat de l'industrie de matériels audiovisuels électroniques
Bientôt une liste de logiciels autorisés sur Internet ?
Christophe Guillemin, publié le 7 juillet 2008
Réglementation - Le
projet de révision de la réglementation européenne sur les télécoms pourrait
permettre aux régulateurs nationaux de définir quels logiciels sont autorisés
sur le Net. Leur liste serait inscrite dans les contrats des FAI.
Afin de lutter contre le piratage d'oeuvres protégées par
le droit d'auteur, une future réglementation européenne pourrait intégrer
dans les contrats des fournisseurs d'accès une liste de logiciels que les
internautes seraient autorisés à utiliser.
C'est le sens de trois récents amendements
au « Paquet télécom », projet de cinq directives européennes qui
doivent modifier, d'ici à la fin 2008, la réglementation sur les
télécommunications en Europe.
Concrètement, ces amendements doivent permettre à des
autorités administratives de chaque État-membre de définir quelles applications
logicielles sont autorisées pour internet. C'est la lecture qu'en
fait la Fondation pour une infrastructure informationelle libre (FFII),
une association dédiée à la « promotion d'un marché libre de
l'informatique », qui regroupe 3 500 sociétés en Europe.
« Les propositions inscrites en filigrane dans ces
amendements mèneraient à un "internet soviétique" où les logiciels et
services en ligne seraient soumis à la permission des régulateurs »,
confie à ZDNet.fr, Benjamin Henrion, correspondant FFII à Bruxelles.
Un texte adopté sous la présidence française ?
« Demain, des logiciels applicatifs comme Skype, voire
Firefox, pourront être déclarés illégaux en Europe, s'ils ne sont pas certifiés
par une autorité administrative. Cela compromettra le developpement d'internet
tel que nous le connaissons aujourd'hui. C'est une invasion du régulateur sur
le marché des logiciels et de la fourniture de l'accès internet. »
L'association demande aux membres du Parlement européen de
« consacrer plus de temps et de reconsidérer en profondeur la proposition
de directive sur les télécommunications telle que présentée au vote ».
Le texte est loin d'être adopté. La première mouture a été
bouclée aujourd'hui par les différents comités chargés de sa réalisation au
sein du Parlement. Il doit encore passer en première lecture devant les
députés européens en septembre, puis être validé par le Conseil des
ministres le même mois. Si ce n'est pas le cas, il repassera en deuxième, puis
éventuellement en troisième lecture.
Selon la FFII, son entrée en vigueur est cependant attendue avant la fin de l'année, sous la présidence de la France, dont le gouvernement est plutôt favorable à un durcissement de la réglementation du Net, comme en témoigne le projet de loi Hadopi, estime l'association.
26 juin 2008
LES SOLDES ET LES MENAGES NE FERONT PAS BON MENAGE...
Le moral
des ménages chute encore en juin
PARIS
(Reuters) - Les inquiétudes sur le pouvoir d'achat ont fait chuter le moral des
ménages à de nouveaux plus bas en juin, faisant craindre pour la consommation
alors que les soldes d'été viennent de commencer.
Calculé
par l'Insee, l'indicateur résumé de l'opinion des ménages a reculé de quatre
points en données corrigées des variations saisonnières, à -46, un point bas
sans précédent depuis que la série a commencé en janvier 1987.
Le
chiffre de mai, déjà un plus bas record comme tous les indices de cette année,
a été révisé à -42 au lieu de -41 précédemment annoncé, marquant là aussi une
baisse de quatre points, selon l'enquête mensuelle de conjoncture publiée
jeudi.
Vingt-deux
économistes interrogés par Reuters s'attendaient en moyenne à un indicateur à
-42 en juin.
Ce
mauvais chiffre contraste avec l'annonce, mardi, d'un rebond inattendu de 2,0%
de la consommation des ménages en produits manufacturés en mai, après deux mois
de baisse.
Toutes
les composantes de l'indicateur résumé se sont repliés en juin, aussi bien ceux
relatifs à la situation passée et actuelle des ménages que ceux concernant
leurs anticipations. La plus forte baisse, de sept points, concerne l'opinion
des ménages sur les perspectives d'évolution du niveau de vie en France tandis
que le solde sur l'opportunité de faire des achats importants a également
fléchi, à -37 contre -33 en mai.
INFLATION
ET CHÔMAGE
Le
questionnaire de l'Insee porte sur la situation financière personnelle des
ménages, leur opportunité d'acheter et d'épargner, leur niveau de vie, le
chômage et les prix.
"Chaque
mois on touche un nouveau plus bas mais il faut être prudent - je doute que le
sentiment général de pessimisme soit aussi fort qu'en 1993, quand la France
était vraiment en récession", observe Olivier Gasnier, économiste à la
Société générale. "Mais les chiffres montrent bien à quelle vitesse s'est
produite la détérioration. Le choc de l'envolée des prix du pétrole a été
rapide et a affecté le sentiment".
L'indicateur
du moral des ménages est orienté à la baisse depuis juin 2007, quand il s'était
établi à -13.
Si les
inquiétudes restent vives concernant l'inflation et ses effets sur le pouvoir
d'achat, l'enquête montre aussi que les ménages se font à l'idée d'une situation
moins favorable sur le front du chômage. Le solde sur les perspectives
d'évolution du chômage, qui s'était brutalement dégradé en mai en passant de 5
à 18, est resté élevé à 17 en juin.
"Les
facteurs qui affectent la confiance se cristallisent de façon claire : c'est
l'inflation dont on anticipe qu'elle va avoir cette année sur le pouvoir
d'achat un effet assez modérateur, et qui va forcer les ménages à faire des
arbitrages dans leur gestion budgétaire. En plus on va avoir une stabilisation
des conditions du marché du travail, ce qui devrait aller aussi dans le sens
d'une modération", indique Natacha Valla, économiste chez Goldman Sachs.
IMPACT
SUR LES SOLDES ?
Reste à
voir l'impact sur la consommation alors que les soldes d'été ont débuté
mercredi dans la plupart des départements français.
Mathieu
Kaiser, chez BNP Paribas, relève que les intentions d'achat, l'indicateur le
plus fiable pour anticiper la consommation future, est à son plus bas niveau
depuis les grèves de décembre 1995. "Cela confirme, si besoin était, que
le rebond des dépenses des ménages en mai aura probablement été un artefact
dans une tendance très marquée à la modération de la consommation",
affirme-t-il.
"Bien
que les ménages soient à l'affût des bonnes affaires, les fortes contraintes
pesant actuellement sur leur budget pourraient ainsi limiter le succès des
soldes", ajoute-t-il.
Visitant
mercredi les rayons du grand magasin Le Printemps à Paris pour l'ouverture des
soldes, la ministre de l'Economie Christine Lagarde a dit avoir la conviction
que la consommation repartait en France et s'est dite optimiste pour la
"période festive" des soldes. Le gouvernement a parallèlement lancé
cette semaine une campagne de publicité de 4,3 millions d'euros pour promouvoir
les mesures prises en faveur du pouvoir d'achat.
"Je
ne suis pas sûr qu'on ait un effondrement de la consommation en juin",
convient Jean-Louis Mourier, économiste chez Aurel-Leven, en notant la faible
corrélation entre l'enquête sur le moral des ménages et leur consommation
effective. "On reste dans une phase très erratique, les enquêtes sont
beaucoup plus dégradées que les statistiques qu'on a derrière. Cela peut
rebondir très vite", dit-il.
L'enquête
de l'Insee a été réalisée du 2 au 19 juin auprès d'environ 2.000 ménages.
Véronique Tison, édité par Pascal Liétout
10 avril 2008
DIFFERENT MAIS... IDENTIQUE !
La question du grand stade relancé... S'il doit se faire, c'est là où Peyrat l'avait décidé, mais pas pour les mêmes raisons... Zone inondable oblige... Par contre, une chose me laisse perplexe quant à la ligne 3 du tramway, qui devrait se faire au départ de la Libération sur l'actuel tracé du train des Pignes ?
Lire l'article du Nice matin du jour.
08 avril 2008
A QUAND LA LIBERATION D'INGRID BETANCOURT ?
Après la marche blanche de dimanche à laquelle ont participé près de 800 personnes à Nice, pas de nouvelle ni vraiment alarmantes (mais est-ce fait exprès ?) ni réjouissantes d'ailleurs non plus. On se demande quand est-ce que l'on aura des résultats aux démarches menées.
BOGOTA - Les FARC
ont rejeté mardi la mission humanitaire française dépêchée en Colombie
pour tenter d'entrer en contact avec l'otage franco-colombienne Ingrid
Betancourt.
Dans un communiqué daté du 4 avril, soit le lendemain de l'arrivée à Bogota de l'avion français transportant des médecins et diplomates, les FARC jugent que la mission médicale envoyée par la France, l'Espagne et la Suisse n'est "pas recevable encore moins quand elle n'est pas le résultat d'une concertation, mais de la mauvaise foi du (président colombien Alvaro) Uribe envers le gouvernement de l'Elysée".
"Nous ne cédons pas au chantage ni aux campagnes médiatiques", précisent les Forces armées révolutionnaires de Colombie dans ce texte diffusé sur le site Internet de l'Agence bolivarienne de presse (APB).
Le secrétariat des FARC, l'instance dirigeante de la guérilla, appelle à nouveau le gouvernement colombien à créer une zone démilitarisée pour permettre la tenue de pourparlers sur un échange humanitaire, ce que le président Uribe a refusé à plusieurs reprises. "Si au début de l'année le président Uribe avait démilitarisé Pradera et Florida pendant 45 jours, tant Ingrid Betancourt que les militaires et guérilleros prisonniers auraient déjà été libérés, et cela aurait été la victoire de tous", affirme le communiqué.
Les FARC ajoutent que la mort du numéro deux des FARC Raul Reyes, abattu le 1er mars dans un raid de l'armée colombienne en territoire équatorien a "blessé à mort l'espoir d'un échange humanitaire et de paix". "Nous ne sommes en train de demander à personne le statut de réfugié", poursuit le communiqué, dans une allusion aux déclarations de Paris se disant prêt à accueillir les guérilleros sur son territoire.
"Ce que je vois de positif, c'est que la porte des négociations est ouverte", a estimé Astrid Betancourt, la soeur de l'otage franco-colombienne. Interrogée par l'Associated Press, elle a jugé qu'"il est urgent aujourd'hui de rétablir le climat de confiance propice pour les négociations, de sécuriser la vie des otages en demandant la cessation des bombardements sur la zone où se trouvent les campements, et de faire connaître aux FARC le détail des propositions que le gouvernement colombien et la communauté internationale font en échange de la libération d'Ingrid et des autres otages à travers le président (vénézuélien Hugo) Chavez".
"Quoiqu'il arrive, ce qu'ont fait la France, la Suisse et l'Espagne est admirable, et le fait d'y avoir été, c'est quelque chose de très important", a jugé de son côté l'ex-époux d'Ingrid Betancourt, interrogé sur France-Info.
"Maintenant nous savons où nous en sommes", a-t-il noté. "Il faut réussir à convaincre le président Uribe de faire pendant 45 jours une zone de rencontre avec les FARC dans ces deux petites municipalités" de Pradera et Florida. "Il faut que la communauté internationale fasse comprendre au président Uribe que ça ne sera pas une pantalonnade pour lui, mais que, justement, (...) il permettra la libération d'Ingrid et de tous les otages, et le monde entier lui en sera reconnaissant".
Hervé Marro du Comité de soutien à Ingrid Betancourt a dénoncé l'attitude des FARC, qui "font preuve d'un grand mépris de la vie et de la liberté". "On sait qu'Uribe a des responsabilités là-dessus, on n'en doute pas. Mais on ne doute pas non plus de la responsabilité des FARC", a-t-il déclaré à l'Associated Press.
Dans la lignée de la "marche blanche" organisée dimanche à Paris et dans plusieurs ville de France, "nous invitons les citoyens à mener une nouvelle action, en disposant aux balcons et aux fenêtres dans le monde entier un drapeau ou un drap blanc portant l'inscription 'Libérez Ingrid et les otages tout de suite'", a-t-il ajouté. "On n'en peut plus. On a la rage d'en finir et de retrouver Ingrid vivante".
A Paris, la présidence de la République, sollicitée par l'Associated Press, ne souhaitait pas faire de commentaire dans l'immédiat. Le 1er avril, Nicolas Sarkozy avait enregistré un message radio-télévisé à l'attention du chef des FARC Manuel Marulanda, lui demandant de relâcher Ingrid Betancourt "en danger de mort imminente".
Lundi, un ex-otage des FARC libéré il y a peu, Luis Eladio Perez, avait expliqué qu'Ingrid Betancourt était malade, mais pas proche de la mort, selon lui. Le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner avait aussi dit croire le même jour qu'elle se porte "mieux qu'on ne l'avait dit".
Mardi, un tribunal de Medellin a condamné à 40 ans de prison neuf responsables des FARC, dont le chef de la guérilla Manuel Marulanda, jugés par contumace pour meurtres et enlèvements après la mort de dix otages, dont un gouverneur et un ancien ministre, tués lors d'une opération manquée de sauvetage de l'armée colombienne en 2003.
04 avril 2008
DETRESSE
Mort d'un sans-papier qui voulait échapper à la police
PARIS (Reuters) - Un étranger sans papiers malien de 29
ans est mort d'un arrêt cardiaque après s'être jeté dans la Marne en tentant d'échapper
à un contrôle de police à Joinville-le-Pont (Val-de-Marne), apprend-on de
source policière.
L'homme, qui était sous le coup d'un arrêté de reconduite
à la frontière, s'est jeté dans la Marne en début d'après-midi après un
contrôle dans la gare RER de Joinville.
Il a présenté un abonnement puis a tenté de fuir,
craignant apparemment que sa situation ne soit découverte. Un policier de la
BAC l'a alors pris en chasse. Il s'est alors jeté à l'eau, où il a été repêché
peu après dans un état critique. Il est mort à l'hôpital des suites d'un arrêt
cardiaque.
Une enquête a été confiée à l'Inspection générale des
services (IGS), la "police des polices".
01 avril 2008
MECHANT DALAI LAMA...
Faire du Dalaï Lama un homme de guerre... mais jusqu'où va aller la Chine ? Serait-elle capable de déposer des armes dans les monastères tibétains afin de les accuser de violence ?
Un comble, c'est un comble... Et, pendant ce temps-là, on envoie des soldats en Afghanistan ?
La Chine multiplie les accusations contre le dalaï-lama
PEKIN (Reuters) - La Chine a renouvelé mardi ses
accusations contre le dalaï-lama et des groupes tibétains qui préparaient selon
Pékin des attentats suicides dans la foulée des émeutes du mois dernier au
Tibet et dans les provinces voisines.
Un porte-parole du ministère de la Sécurité a annoncé la
saisie d'armes, de munitions et d'explosifs dans plusieurs monastères
bouddhistes et a de nouveau accusé le dalaï-lama d'être à l'origine des
violences du mois dernier.
Ces nouvelles accusations coïncident avec la mobilisation
des forces anti-émeutes qui seront chargées d'assurer la sécurité lors des Jeux
olympiques de Pékin l'été prochain.
Un proche du chef spirituel des Tibétains a jugé
"infondées" les accusations chinoises et les représentants du dalaï-lama
ont appelé Pékin à autoriser l'envoi d'une mission d'enquête internationale au
Tibet.
Le ministère chinois de la Sécurité publique a indiqué
avoir arrêté à Lhassa des "figures clés" d'un réseau clandestin qu'il
accuse d'avoir tenté de mener "un soulèvement", en coopération avec
des groupes pro-tibétains à l'étranger.
"Nous disposons désormais de suffisamment de preuves
que l'incident de Lhassa s'inscrit dans ce projet de soulèvement du peuple
tibétain organisé par la clique du dalaï. Son objectif est de créer une crise
en Chine en y coordonnant des activités de sabotage", a déclaré le
porte-parole du ministère, Wu Heping.
"D'après ce que nous savons, le prochain projet des
éléments indépendantistes tibétains est de former des commandos suicides pour
mener des attentats", a-t-il ajouté.
SAISIES D'ARMES
Wu a lié les derniers troubles aux récentes réunions de
plusieurs associations, dont le Congrès de la jeunesse tibétaine, qu'il a
accusé de vouloir perturber le déroulement des Jeux olympiques en août
prochain.
Toutefois, pressé de donner les noms des suspects arrêtés
ou de préciser si la Chine avait l'intention de demander l'extradition du
dalaï-lama pour le juger, Wu s'est borné à plaider pour le respect de
"l'état de droit".
Il n'a pas non plus souhaité préciser ses accusations sur
la préparation d'attentats suicides, préférant évoquer les saisies d'armes dans
les monastères.
Les enquêteurs ont mis la main sur 176 armes à feu, 13.013
balles et 3.504 kg d'explosifs, a-t-il dit, sans préciser où les saisies
avaient été opérées.
Tenzin Taklha, proche collaborateur du dalaï-lama, a
souhaité que la Chine cesse de lancer des accusations infondées, prenne au
sérieux les doléances du peuple tibétain et ouvre le dialogue avec le
dalaï-lama.
"A nouveau, les Chinois tentent de nous présenter
comme des fauteurs de troubles. Ils parlent désormais de commandos suicides
mais nous rejetons ces accusations", a-t-il déclaré.
La Chine fait pression sur les gouvernements étrangers
afin de les dissuader d'entretenir des contacts avec le dalaï-lama.
Ce dernier doit faire une brève escale au Japon avant de
se rendre aux Etats-Unis la semaine prochaine.
"Nous nous sommes toujours opposés à ce qu'il utilise
n'importe quel prétexte pour se rendre dans tel ou tel pays et s'y livrer à des
activités séparatistes", a déclaré le porte-parole du ministère chinois
des Affaires étrangères, Jiang Yu.
Version française Gregory Schwartz
AFGHANISTAN
François Fillon a annoncé mardi devant le Parlement que la
France dépêcherait "quelques centaines de soldats supplémentaires" en
Afghanistan, qui ne "doit plus jamais redevenir le foyer du
terrorisme".
En préambule du débat sur l'engagement militaire français
en Afghanistan, le Premier ministre a précisé que Nicolas Sarkozy détaillerait
mercredi, au sommet de l'Otan de Bucarest, les modalités de ce déploiement, qui
"ne sont pas encore arrêtées".
"Nos forces armées engagées en Afghanistan peuvent
être amenées à s'investir davantage dans les échelons du commandement en
particulier à Kaboul, dans la formation de l'armée afghane, dans les unités
réparties dans les provinces d'Afghanistan pour y assurer la sécurité des
populations et y garantir les progrès de la reconstruction", a-t-il
déclaré.
"Les effectifs pourraient être de l'ordre de quelques
centaines de soldats supplémentaires", a-t-il ajouté.
Le retrait des forces françaises d'Afghanistan, dont
l'opposition craint qu'il ne devienne un "nouveau Viêtnam", "serait
le signe que nous n'assumons plus nos responsabilités vis-à-vis de l'Onu et que
nous rompons la solidarité qui nous unit à nos plus fidèles alliés", a
expliqué François Fillon.
"Nous amplifions ensemble les chances de la
paix" en engageant plus avant l'armée française, a-t-il assuré.
"C'est un combat difficile, mais c'est un combat qui est juste".
Le débat n'est pas suivi d'un vote, contrairement à ce que
souhaitait l'opposition, qui invoque le précédent du 16 janvier 1991, lorsque
le Premier ministre socialiste Michel Rocard avait engagé la responsabilité de
son gouvernement en vue de l'envoi de troupes dans la première guerre du Golfe.
"Il s'agissait d'une opération massive analogue à une
entrée en guerre contre un Etat souverain qui avait envahi son voisin, et
personne ici ne peut confondre cet événement avec celui qui nous occupe à
présent", a justifié François Fillon.
Le Parti socialiste, qui a annoncé le dépôt d'une motion
de censure contre le gouvernement, a dénoncé une décision qui "a peu à
voir avec l'Afghanistan et beaucoup avec l'obsession atlantiste du président
Sarkozy".
"UNE POLITIQUE DANGEREUSE"
"Le chef de l'Etat bouleverse la nature de
l'engagement français en Afghanistan et le consensus national qui
l'entourait", a dit Jean-Marc Ayrault, président du groupe SRC.
"Nous nous opposons fermement à cette politique de
soumission à quelques dirigeants américains portés d'ailleurs essentiellement
par leurs intérêts personnels, une politique dangereuse pour le monde et pour
la France", a affirmé pour sa part le communiste Jean-Claude Sandrier.
Pour l'UMP et le Nouveau Centre, l'envoi de renforts
s'impose. "La stabilisation de cette région est essentielle pour lutter
efficacement contre le terrorisme", a estimé Bernard Deflesselles,
vice-président du groupe UMP.
"Nous sommes à un moment charnière et ne nous y
trompons pas, contrairement à l'Irak, s'il y avait échec dans la lutte contre
le terrorisme et dans la mise en place d'un Etat de droit en Afghanistan, ce ne
serait pas celui des Américains mais celui de la communauté internationale,
donc de la France", a jugé le député du Tarn (NC) Philippe Folliot.
Nicolas Sarkozy a annoncé mercredi dernier sa décision
d'envoyer des renforts en Afghanistan lors d'un discours devant le Parlement
britannique, une initiative jugée cavalière par les parlementaires français.
Quelque 1.500 militaires français sont stationnés
actuellement en Afghanistan, majoritairement dans la région de Kaboul, dans le
cadre de la Force internationale d'assistance à la sécurité (Fias), sous
commandement de l'Otan. Au total, un peu plus de 2.300 hommes sont impliqués.
La France est présente en Afghanistan depuis fin 2001,
mais ses troupes ne sont pas engagées dans les zones les plus risquées, l'Est
et le Sud, où Américains, Britanniques et Canadiens sont confrontés à de
violents combats. Les renforts français pourraient opter pour l'Est, aux côtés
des Américains.
Plus de deux Français sur trois (68%) sont opposés à
l'envoi de renforts français en Afghanistan, selon un sondage BVA publié mardi
dans Sud-Ouest.
Sophie Louet et Emile Picy
Le PS va déposer une motion de censure à l'Assemblée
PARIS (Reuters) - En raison du refus d'un vote au
Parlement sur l'Afghanistan et d'un désaccord sur la politique générale du
gouvernement, le groupe socialiste a l'Assemblée nationale a décidé mardi de
déposer une motion de censure.
"Nous avons décidé ce matin de déposer une motion de
censure qui sera rédigée dans les prochaines heures et qui sera discutée dans
les prochains jours en raison de ce changement complet de stratégie (en
Afghanistan) et pour protester contre la politique économique et sociale du
gouvernement", a annoncé Jean-Marc Ayrault, président du groupe
socialiste, radical et citoyen (SRC), lors de son point de presse hebdomadaire.
Il a également précisé que cette motion de censure sera
déposée en vertu de l'article 49 alinéa 2 de la Constitution.
Le 16 mai 2006, sous la précédente législature,
l'opposition avait déposé en vain -en application de ce même alinéa- une motion
de censure contre le gouvernement de Dominique de Villepin.
Le motion de censure pourrait être déposée mercredi ou
jeudi et examinée le mardi 8 avril, a-t-on appris dans les couloirs de
l'Assemblée.
L'ancien Premier ministre socialiste Laurent Fabius a
déclaré pour sa part dans les couloirs du Palais-Bourbon que cette motion de
censure visait d'abord à dénoncer "le réalignement de la politique
étrangère de la France par rapport à M. Bush".
Cette motion de censure n'a aucune chance d'être adoptée.
Le groupe UMP, qui peut en outre compter sur le groupe du Nouveau centre (NC),
dispose à lui seul de la majorité absolue à l'Assemblée nationale.
Emile Picy
24 mars 2008
C'EST BIEN TIEDE
Les Français pour un boycott de la cérémonie, pas des JO
PARIS (Reuters) - Une majorité de Français souhaite que Nicolas
Sarkozy ne participe pas la cérémonie d'ouverture des JO à Pékin mais s'oppose à
un boycott des jeux eux-mêmes, à en croire deux sondages diffusés lundi.
Selon un sondage CSA pour Reporters sans frontières (RSF)
publié lundi par Libération, 53% des personnes interrogées voudraient que le
chef de l'Etat boycotte la cérémonie.
En revanche, 42% ne sont pas favorables à cette
proposition faite la semaine dernière par des organisations de défense des
droits de l'homme, comme RSF.
Les Français sont 55% à rejeter l'idée d'un boycottage des
jeux par les sportifs, alors que 41% y sont favorables, précise cette enquête.
Ce sondage a été réalisé par l'Institut CSA les 19 et 20
mars auprès de 959 personnes selon la méthode des quotas.
Selon un sondage Ifop publié lundi par L'Equipe, 60% des
personnes interrogées se prononcent contre un boycott des Jeux de Pékin, 39% se
déclarent en faveur d'un boycott et 1% ne se prononcent pas.
Selon la même enquête, réalisé les 20 et 21 mars auprès de
1.007 personnes de 15 ans et plus, 54% des sondés estiment que les dirigeants
français devraient boycotter la cérémonie d'ouverture.
Jusqu'à présent, Paris s'est surtout distingué par sa
prudence sur ce dossier. La secrétaire d'Etat aux droits de l'homme, Rama Yade,
s'est contentée d'appeler Pékin à "tendre la main" au dalaï-lama,
écrit Libération.
Jack Lang a appelé le ministre des Affaires étrangères,
Bernard Kouchner, à "sortir de sa réserve".
"Bernard, sors de ta réserve ! Tu dois sur un sujet
aussi vital, pour lequel tu t'es battu tout au long de ta vie, t'exprimer avec
force, avec clarté, avec netteté", a-t-il dit.
L'ancien ministre socialiste souhaite que le dalaï-lama
soit invité à Paris.
Gérard Bon
27 février 2008
SAGESSE ?
L'idée du parrainage d'enfants de la Shoah à l'école
abandonnée
Par Gérard Bon Reuters - Mercredi 27 février, 18h53
PARIS (Reuters) - La proposition du président Nicolas
Sarkozy de confier la mémoire d'un enfant juif victime de la Shoah à chaque
élève de CM2 n'a pas été retenue par la mission pédagogique installée mercredi
par le ministre de l'Education nationale, Xavier Darcos.
En revanche, ses seize membres ont accepté de faire des
propositions dans les deux mois pour améliorer la transmission de la mémoire de
la Shoah dans les écoles, a déclaré la présidente, Hélène Waysbord-Loing.
Nicolas Sarkozy s'est réjoui de "l'issue très
positive" de la rencontre organisée par Xavier Darcos, a déclaré son
porte-parole, David Martinon.
"Il constate, qu'après les polémiques soulevées par
sa proposition de permettre à chaque enfant de CM2 de connaître l'histoire
particulière d'une enfant juif de France mort en déportation, la nécessité de
transmettre la mémoire de la Shoah aux jeunes générations fait l'objet d'un
consensus très largement partagé", ajoute-t-il dans un communiqué.
L'idée de faire parrainer une victime par un enfant était
"enterrée avant même qu'on se réunisse", a indiqué le réalisateur
Claude Lanzmann. Il a cependant souligné que cette proposition était
"partie d'une émotion sincère, d'un bon sentiment" de la part du président
de la République.
Hélène Waysbord-Loing a précisé sur LCI que le parrainage
individuel n'était de toute façon pas possible en raison de la disproportion
entre le nombre d'enfants juifs français victimes de la Shoah et le nombre
d'élèves de cette classe d'âge, soit 600.000.
Nicolas Sarkozy avait déclenché une vive polémique, en
déclarant le 13 février : "Chaque année, à partir de la rentrée 2008, tous
les enfants de CM2 se verront confier la mémoire d'un des 11.000 enfants
français victimes de la Shoah".
Simone Veil, une proche du chef de l'Etat, ancienne
ministre et rescapée des camps nazis, avait fustigé cette idée, la qualifiant
d'"inimaginable, d'insoutenable et d'injuste", des critiques
largement partagées dans le monde politique et enseignant.
"NE PAS PERTURBER LES ENFANTS"
Depuis, le ministre de l'Education nationale a amorcé un
recul en douceur, les propositions de la mission installée mercredi ne visant
qu'à améliorer les programmes, qui recommandent déjà de faire de la Shoah un
point fort de l'enseignement d'histoire en fin d'école primaire.
Il a cependant souligné mercredi dans un communiqué que le
travail d'histoire et de mémoire "s'appuiera sur l'histoire et l'exemple
particulier, étudié par classe, de chacun des 11.400 enfants juifs de France
morts en déportation."
Il s'agira "d'inciter à faire des travaux qui
permettent aux enfants de se grouper dans une classe, non pas vers un enfant en
particulier, mais telle situation dans telle ville" pendant la guerre, a
dit de son côté Simone Veil.
"Il n'y a rien de très précis décidé, mais la volonté
de tous d'arriver à améliorer ce qui est déjà très bien fait par les
professeurs", a-t-elle expliqué.
Simone Veil a souligné que l'objectif était de "ne
pas perturber les enfants" tout en faisant en sorte qu'il y ait "un
enseignement très précis."
"On est tous d'accord sur ce qui doit être préparé
d'ici deux mois", a-t-elle insisté, en niant toute divergence sur la
démarche retenue avec Serge Klarsfeld, président de l'association des fils et
filles de déportés juifs de France.
Xavier Darcos a souligné que les membres de la mission
s'étaient efforcés d'harmoniser leurs analyses et d'appréhender l'ensemble des
difficultés pour prévenir tout "refus de ce travail nécessaire" par
les professeurs.
Il a insisté sur le fait qu'il ne s'agissait pas
d'appliquer "un formatage unique" à toutes les classes mais de
proposer "des démarches diverses adaptées aux circonstances" et de
"respecter la liberté pédagogique" des enseignants.
Pour Xavier Darcos, ces travaux permettront de faire en
sorte que "la bonne idée du président de la République soit transformée en
démarche pédagogique."













