26 juin 2008
LES SOLDES ET LES MENAGES NE FERONT PAS BON MENAGE...
Le moral
des ménages chute encore en juin
PARIS
(Reuters) - Les inquiétudes sur le pouvoir d'achat ont fait chuter le moral des
ménages à de nouveaux plus bas en juin, faisant craindre pour la consommation
alors que les soldes d'été viennent de commencer.
Calculé
par l'Insee, l'indicateur résumé de l'opinion des ménages a reculé de quatre
points en données corrigées des variations saisonnières, à -46, un point bas
sans précédent depuis que la série a commencé en janvier 1987.
Le
chiffre de mai, déjà un plus bas record comme tous les indices de cette année,
a été révisé à -42 au lieu de -41 précédemment annoncé, marquant là aussi une
baisse de quatre points, selon l'enquête mensuelle de conjoncture publiée
jeudi.
Vingt-deux
économistes interrogés par Reuters s'attendaient en moyenne à un indicateur à
-42 en juin.
Ce
mauvais chiffre contraste avec l'annonce, mardi, d'un rebond inattendu de 2,0%
de la consommation des ménages en produits manufacturés en mai, après deux mois
de baisse.
Toutes
les composantes de l'indicateur résumé se sont repliés en juin, aussi bien ceux
relatifs à la situation passée et actuelle des ménages que ceux concernant
leurs anticipations. La plus forte baisse, de sept points, concerne l'opinion
des ménages sur les perspectives d'évolution du niveau de vie en France tandis
que le solde sur l'opportunité de faire des achats importants a également
fléchi, à -37 contre -33 en mai.
INFLATION
ET CHÔMAGE
Le
questionnaire de l'Insee porte sur la situation financière personnelle des
ménages, leur opportunité d'acheter et d'épargner, leur niveau de vie, le
chômage et les prix.
"Chaque
mois on touche un nouveau plus bas mais il faut être prudent - je doute que le
sentiment général de pessimisme soit aussi fort qu'en 1993, quand la France
était vraiment en récession", observe Olivier Gasnier, économiste à la
Société générale. "Mais les chiffres montrent bien à quelle vitesse s'est
produite la détérioration. Le choc de l'envolée des prix du pétrole a été
rapide et a affecté le sentiment".
L'indicateur
du moral des ménages est orienté à la baisse depuis juin 2007, quand il s'était
établi à -13.
Si les
inquiétudes restent vives concernant l'inflation et ses effets sur le pouvoir
d'achat, l'enquête montre aussi que les ménages se font à l'idée d'une situation
moins favorable sur le front du chômage. Le solde sur les perspectives
d'évolution du chômage, qui s'était brutalement dégradé en mai en passant de 5
à 18, est resté élevé à 17 en juin.
"Les
facteurs qui affectent la confiance se cristallisent de façon claire : c'est
l'inflation dont on anticipe qu'elle va avoir cette année sur le pouvoir
d'achat un effet assez modérateur, et qui va forcer les ménages à faire des
arbitrages dans leur gestion budgétaire. En plus on va avoir une stabilisation
des conditions du marché du travail, ce qui devrait aller aussi dans le sens
d'une modération", indique Natacha Valla, économiste chez Goldman Sachs.
IMPACT
SUR LES SOLDES ?
Reste à
voir l'impact sur la consommation alors que les soldes d'été ont débuté
mercredi dans la plupart des départements français.
Mathieu
Kaiser, chez BNP Paribas, relève que les intentions d'achat, l'indicateur le
plus fiable pour anticiper la consommation future, est à son plus bas niveau
depuis les grèves de décembre 1995. "Cela confirme, si besoin était, que
le rebond des dépenses des ménages en mai aura probablement été un artefact
dans une tendance très marquée à la modération de la consommation",
affirme-t-il.
"Bien
que les ménages soient à l'affût des bonnes affaires, les fortes contraintes
pesant actuellement sur leur budget pourraient ainsi limiter le succès des
soldes", ajoute-t-il.
Visitant
mercredi les rayons du grand magasin Le Printemps à Paris pour l'ouverture des
soldes, la ministre de l'Economie Christine Lagarde a dit avoir la conviction
que la consommation repartait en France et s'est dite optimiste pour la
"période festive" des soldes. Le gouvernement a parallèlement lancé
cette semaine une campagne de publicité de 4,3 millions d'euros pour promouvoir
les mesures prises en faveur du pouvoir d'achat.
"Je
ne suis pas sûr qu'on ait un effondrement de la consommation en juin",
convient Jean-Louis Mourier, économiste chez Aurel-Leven, en notant la faible
corrélation entre l'enquête sur le moral des ménages et leur consommation
effective. "On reste dans une phase très erratique, les enquêtes sont
beaucoup plus dégradées que les statistiques qu'on a derrière. Cela peut
rebondir très vite", dit-il.
L'enquête
de l'Insee a été réalisée du 2 au 19 juin auprès d'environ 2.000 ménages.
Véronique Tison, édité par Pascal Liétout
02 juin 2008
DE LA COMPLEXITE
La vie, c'est comme un portique qui ouvre sur de nombreuses ruelles. On
s'y abrite un temps, pour certains, il est plus aisé de choisir quelle
voie emprunter, pour d'autres, selon leurs blessures et leur aptitude à
les dépasser, il leur prendra un certain temps pour se décider à
avancer. A faire des choix, à vivre. On peut ensuite choisir
d'emprunter des boulevards, des avenues, ou rester dans ces ruelles
étroites et quelque peu réconfortantes, car offrant de l'ombre et un
espace bien délimité. On peut également choisir d'emprunter tout à la
suite, alternant assurance et liberté d'espace.
Je suis de celles
que la vie a blessé, qui n'a pas tout à fait quitté ce portique. J'aime
les ruelles et leurs ombres rassurantes, et ces longues avenues qui
offrent tant de liberté à mon regard. Mais je ne me suis pas donné les
moyens de les emprunter. Ma vie n'est pas finie, bien heureusement, il
me reste encore la possibilité de choisir.
C'est une des choses
qui font que j'ai envie de vous parler de politique. Avant que d'autres
ne vous disent "Cendra, la folle" (comme on a pu le rapporter à
certaines personnes, lors de mes débuts sur Internet et la politique...
dûs peut-être à mes débordements ou contradictions parfois, ou
désaccords...). Quand on est différent des autres, on est forcément
"hors norme", la normalité est une chose bien conventionnelle (ça ne
vous énerve pas quand Nicolas Sarkozy dit "est-ce que c'est normal... "
?), et tous les commentaires si gentils laissés sur mon blog me
prouvent que l'on peut exister, chacun à sa manière, conventionnelle ou
pas. J'avoue ne pas toujours être fière de moi, j'aimerais avoir plus
d'assurance (les avenues !), avoir un peu moins peur de la vie, dans
ses côtés positifs, tout aussi paradoxale que peut être cette vision !
Je ne suis pas quelqu'un qui va faire des prosternations devant telle ou telle personne. J'ai suivi deux hommes politiques, dans ma "petite vie" politicienne, et deux
hommes totalement différents. Quand je vois tant de
désintéressement
pour la politique de gens qui m'entourent, je peux le comprendre, il y
a tant de choses à faire dans la vie, que, sincèrement, on peut être
plus que tenté de ne pas s'y intéresser ! Sauf qu'au moment du vote, il
ne faut pas oublier que tout un chacun a un poids. Cela, il faut en
être conscient, car les politiques le savent bien, eux...
La
politique, c'est un engagement, pour des idées, à la base, pour
défendre les intérêts du peuple (utopie !), ou des plus riches,
certainement (pour certains), pour construire, avec des lois, avec des
projets, bâtir tout un maillage qui permettra à une société d'évoluer.
Enfin là je parle des élus...
Pour un militant, c'est quoi ? Un
engagement aussi, pour des idées, des idéaux, des réalités, surtout des
réalités. Adhérer à un parti, à la base, c'est vouloir contribuer à un
avancement des choses, notamment, au parti socialiste, cela veut dire
voter pour des personnes, des motions, des règles internes... etc.
(enfin ça, ce n'est qu'une infime partie)
C'est y contribuer par des
débats, parfois houleux, parfois plus calmes, quand les idées arrivent
enfin à un consensus acceptable par tous. Plus prochainement, pour le
parti socialiste, ce sera le vote pour une motion, un premier
secrétaire fédéral, national et local, ce sera en vérité l'amorce d'une
future candidature aux prochaines présidentielles (c'est dire si c'est
important) et, avec les premiers secrétaires fédéraux, une ligne
politique globale représentant le parti.
Ma petite place à moi est... nulle part ! Je ne fais pas vraiment partie d'un courant (comme c'est courant au PS, ouarf...).
Quand
j'étais dans la section de Patrick Mottard, encore moins, depuis, j'ai
fait du chemin... mais suis bien loin d'arriver à une détermination
débordante... faute de suivre le mouvement. Bah, je me finis par m'en
faire une raison, il y a plus important quand même.
Quand on lit ce
bref résumé d'un Conseil Municipal haut en petites phrases et chiffres
(de vacuité) à l'appui, on en vient évident à se demander où on va,
pourquoi je fais ça, pourquoi pas ? Qu'est-ce que vient faire le terme
de la "gauche la plus sectaire de France" là dedans ? Parce que les
élus de gauche n'ont pas applaudi le fort abstentionnisme (pour une
élection, rappelons-le, inutile puisqu'un élu UMP était déjà en
place...) qui a permis la réélection de Christian Estrosi ? Parce que
la droite joue à l'ouverture (débauchage) à gauche sur le plan National
? Est-ce qu'il s'agit de débauchage quand on parle de représentativité
à la Canca (tous sont d'accord là dessus) ou de présidence de
commissions ?
Est-ce sectaire que de demander à des militants
d'une section sous tutelle de "choisir" qui ils soutiennent ? A savoir,
Patrick Mottard (dissident exclu) ou Patrick Allemand ? Est-ce injuste
d'être exclu pour avoir créé sa propre liste ? Si un employé décide
d'ouvrir sa propre enseigne contre celle pour laquelle il travaillait
(contre, car il y a concurrence), croyez-vous que cette enseigne va lui
tendre les bras ? (cf les clauses de non concurrence sur certains
contrats de travail...)
Bref, parfois, n'y a-t-il pas urgence ? Là où la gauche pouvait gagner, elle a perdu. Les causes en sont diverses.
Les débats peuvent être riches sur le sujet... Il n'est pas clos...
Ah
oui, un petit coup de gueule... Vous aurez peut-être remarqué que les
gens de mon parti, ceux que je connais, et qui aiment mon blog (!), ne
postent jamais de commentaires, ou très très très peu... Si c'est cela
la liberté...










