26 avril 2008
AFRIQUE
L'image de la France en Afrique se dégraderait
PARIS (Reuters) - L'image de la France en Afrique se
dégrade et le fossé se creuse entre Africains et l'ancienne puissance coloniale
sur le continent noir, rapporte Le Monde citant une analyse du ministère des
Affaires étrangères.
"Comme deux vieilles connaissances fatiguées l'une de
l'autre, l'Afrique et la France ne se comprennent plus", résume le journal
qui dit avoir pris connaissance d'un ensemble de télégrammes rédigés à la demande
du Quai d'Orsay à l'automne 2007 par 42 ambassadeurs de France en poste en
Afrique.
L'image de la France, selon la synthèse de ces
télégrammes, "oscille entre attirance et répulsion (...) au gré du soutien
politique, ou des interventions, militaires notamment".
L'appui que Paris fournit à certains chefs d'Etat en place
depuis des décennies et la présence de bases militaires françaises alimentent
"le fantasme d'une France qui n'agit qu'au profit de gouvernements iniques
et pour des causes opaques", dit le document que Le Monde s'est procuré.
Aucun commentaire n'a pu être obtenu auprès du Quai
d'Orsay.
Le document a été élaboré, dit le quotidien, pour
"tenter de remédier à l'effet désastreux" produit par le discours de Nicolas
Sarkozy à Dakar en juillet 2007. Le président français y avait parlé de l'homme
africain" étranger à "l'idée de progrès" qui n'était pas
"assez entré dans l'Histoire".
Le fossé se creuse, poursuit le document, car les Français
voient les Africains comme "des gens pauvres parce que corrompus, à qui la
France doit dire ce qu'ils doivent faire". En miroir, domine au sud de la
Méditerranée l'image d'une France "frileuse, doutant de ses intérêts,
méfiante à l'égard de la jeunesse africaine".
Paris doit "avouer ses intérêts en Afrique" et,
résume un diplomate, "nous devons cesser de traiter les pays francophones
comme 'nos Africains'".
Lors d'une visite en Afrique du Sud à la fin février,
Nicolas Sarkozy a annoncé une "refondation" des relations entre la
France et le continent, notamment dans le domaine de la défense, et affirmé au
Cap que "les Africains en ont assez de recevoir des leçons de
morale".
Service France
24 avril 2008
VOYAGE LE LONG DU PAIOUN
A lire sur :
14 avril 2008
PREMIER VRAI CONSEIL MUNICIPAL
Premier vrai conseil municipal puisqu'il s'agissait de voter le budget, budget pour l'année 2008 qui s'élève à 816 millions d'euros dont 550 pour les dépenses de fonctionnement et 266 pour les dépenses d'investissement. Christian Estrosi semble "découvrir" l'état des finances de Nice... On découvre une Sophie Duez aux traits tirés, la préparation du conseil a dû être longue !
PremierVraiConseilMunicipal
envoyé par cendraontheblog
Ainsi que sur la mise en conformité des tunnels de Malraux et du Paillon... On se souvient du drame de 2005 concernant le tunnel du Paillon, tunnel toujours fermé en temps de pluie... C'est pour dire ! 25 millions d'euros, donc, pour quelque chose qui aurait déjà dû être fait.
Tunnels Malraux et Paillon
envoyé par cendraontheblog
10 avril 2008
DIFFERENT MAIS... IDENTIQUE !
La question du grand stade relancé... S'il doit se faire, c'est là où Peyrat l'avait décidé, mais pas pour les mêmes raisons... Zone inondable oblige... Par contre, une chose me laisse perplexe quant à la ligne 3 du tramway, qui devrait se faire au départ de la Libération sur l'actuel tracé du train des Pignes ?
Lire l'article du Nice matin du jour.
08 avril 2008
A QUAND LA LIBERATION D'INGRID BETANCOURT ?
Après la marche blanche de dimanche à laquelle ont participé près de 800 personnes à Nice, pas de nouvelle ni vraiment alarmantes (mais est-ce fait exprès ?) ni réjouissantes d'ailleurs non plus. On se demande quand est-ce que l'on aura des résultats aux démarches menées.
BOGOTA - Les FARC
ont rejeté mardi la mission humanitaire française dépêchée en Colombie
pour tenter d'entrer en contact avec l'otage franco-colombienne Ingrid
Betancourt.
Dans un communiqué daté du 4 avril, soit le lendemain de l'arrivée à Bogota de l'avion français transportant des médecins et diplomates, les FARC jugent que la mission médicale envoyée par la France, l'Espagne et la Suisse n'est "pas recevable encore moins quand elle n'est pas le résultat d'une concertation, mais de la mauvaise foi du (président colombien Alvaro) Uribe envers le gouvernement de l'Elysée".
"Nous ne cédons pas au chantage ni aux campagnes médiatiques", précisent les Forces armées révolutionnaires de Colombie dans ce texte diffusé sur le site Internet de l'Agence bolivarienne de presse (APB).
Le secrétariat des FARC, l'instance dirigeante de la guérilla, appelle à nouveau le gouvernement colombien à créer une zone démilitarisée pour permettre la tenue de pourparlers sur un échange humanitaire, ce que le président Uribe a refusé à plusieurs reprises. "Si au début de l'année le président Uribe avait démilitarisé Pradera et Florida pendant 45 jours, tant Ingrid Betancourt que les militaires et guérilleros prisonniers auraient déjà été libérés, et cela aurait été la victoire de tous", affirme le communiqué.
Les FARC ajoutent que la mort du numéro deux des FARC Raul Reyes, abattu le 1er mars dans un raid de l'armée colombienne en territoire équatorien a "blessé à mort l'espoir d'un échange humanitaire et de paix". "Nous ne sommes en train de demander à personne le statut de réfugié", poursuit le communiqué, dans une allusion aux déclarations de Paris se disant prêt à accueillir les guérilleros sur son territoire.
"Ce que je vois de positif, c'est que la porte des négociations est ouverte", a estimé Astrid Betancourt, la soeur de l'otage franco-colombienne. Interrogée par l'Associated Press, elle a jugé qu'"il est urgent aujourd'hui de rétablir le climat de confiance propice pour les négociations, de sécuriser la vie des otages en demandant la cessation des bombardements sur la zone où se trouvent les campements, et de faire connaître aux FARC le détail des propositions que le gouvernement colombien et la communauté internationale font en échange de la libération d'Ingrid et des autres otages à travers le président (vénézuélien Hugo) Chavez".
"Quoiqu'il arrive, ce qu'ont fait la France, la Suisse et l'Espagne est admirable, et le fait d'y avoir été, c'est quelque chose de très important", a jugé de son côté l'ex-époux d'Ingrid Betancourt, interrogé sur France-Info.
"Maintenant nous savons où nous en sommes", a-t-il noté. "Il faut réussir à convaincre le président Uribe de faire pendant 45 jours une zone de rencontre avec les FARC dans ces deux petites municipalités" de Pradera et Florida. "Il faut que la communauté internationale fasse comprendre au président Uribe que ça ne sera pas une pantalonnade pour lui, mais que, justement, (...) il permettra la libération d'Ingrid et de tous les otages, et le monde entier lui en sera reconnaissant".
Hervé Marro du Comité de soutien à Ingrid Betancourt a dénoncé l'attitude des FARC, qui "font preuve d'un grand mépris de la vie et de la liberté". "On sait qu'Uribe a des responsabilités là-dessus, on n'en doute pas. Mais on ne doute pas non plus de la responsabilité des FARC", a-t-il déclaré à l'Associated Press.
Dans la lignée de la "marche blanche" organisée dimanche à Paris et dans plusieurs ville de France, "nous invitons les citoyens à mener une nouvelle action, en disposant aux balcons et aux fenêtres dans le monde entier un drapeau ou un drap blanc portant l'inscription 'Libérez Ingrid et les otages tout de suite'", a-t-il ajouté. "On n'en peut plus. On a la rage d'en finir et de retrouver Ingrid vivante".
A Paris, la présidence de la République, sollicitée par l'Associated Press, ne souhaitait pas faire de commentaire dans l'immédiat. Le 1er avril, Nicolas Sarkozy avait enregistré un message radio-télévisé à l'attention du chef des FARC Manuel Marulanda, lui demandant de relâcher Ingrid Betancourt "en danger de mort imminente".
Lundi, un ex-otage des FARC libéré il y a peu, Luis Eladio Perez, avait expliqué qu'Ingrid Betancourt était malade, mais pas proche de la mort, selon lui. Le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner avait aussi dit croire le même jour qu'elle se porte "mieux qu'on ne l'avait dit".
Mardi, un tribunal de Medellin a condamné à 40 ans de prison neuf responsables des FARC, dont le chef de la guérilla Manuel Marulanda, jugés par contumace pour meurtres et enlèvements après la mort de dix otages, dont un gouverneur et un ancien ministre, tués lors d'une opération manquée de sauvetage de l'armée colombienne en 2003.
04 avril 2008
DETRESSE
Mort d'un sans-papier qui voulait échapper à la police
PARIS (Reuters) - Un étranger sans papiers malien de 29
ans est mort d'un arrêt cardiaque après s'être jeté dans la Marne en tentant d'échapper
à un contrôle de police à Joinville-le-Pont (Val-de-Marne), apprend-on de
source policière.
L'homme, qui était sous le coup d'un arrêté de reconduite
à la frontière, s'est jeté dans la Marne en début d'après-midi après un
contrôle dans la gare RER de Joinville.
Il a présenté un abonnement puis a tenté de fuir,
craignant apparemment que sa situation ne soit découverte. Un policier de la
BAC l'a alors pris en chasse. Il s'est alors jeté à l'eau, où il a été repêché
peu après dans un état critique. Il est mort à l'hôpital des suites d'un arrêt
cardiaque.
Une enquête a été confiée à l'Inspection générale des
services (IGS), la "police des polices".
02 avril 2008
INTERVIEW DE JEAN-CHRISTOPHE PICARD
Interview réalisée par
mail auprès de Jean-Christophe Picard, président du Parti Radical de Gauche des
Alpes-Maritimes.
Cendra : Jean-Christophe Picard, vous être le président du
PRG 06 et vous avez déposé, je crois, deux recours contre la liste de Christian
Estrosi. Vous avez bien conscience que cela lui permet, temporairement, de
rester au Conseil Général.
Quelles en sont vos motivations premières ?
Jean-Christophe Picard : L’objectif de mon recours est d’annuler les
opérations électorales du premier tour. Si certains en profitent pour cumuler
les mandats et les indemnités pendant six mois de plus, c’est regrettable. Mais
d’un autre côté, je me dis que le code électoral est fait pour être respecté.
Mon premier grief porte sur la
présence de la mention « Parti Radical de Gauche », accolée à un colistier de
Christian Estrosi, sur le bulletin de vote de la liste « Nice Ensemble ». C’est
une indication mensongère. Ce vol d’investiture, de nature à créer une
confusion parmi les électeurs, a porté préjudice à la liste « Nice Arc-en-ciel
» dont le PRG était une des composantes.
Mon deuxième grief porte sur une
rupture d’égalité entre les candidats. Il est clair que Christian Estrosi a
bénéficié de moyens disproportionnés et anormaux, comme ce jet privé qui l’a
déposé à Nice….
Cendra : Quelles sont vos réactions aux résultats de ces
élections municipales et pensez-vous qu’elles auraient été « jouables » pour la
gauche ?
Jean-Christophe Picard : Notre liste « Nice Arc-en-ciel » (MoDem, PRG et
MEI) a obtenu 3,11 %. Je pense, bien évidemment, que nous pouvons faire
beaucoup mieux en partant plus tôt pour compenser la différence de moyens avec
les autres candidats.
Concernant l’ensemble de la gauche, à partir du moment où elle était éparpillée
sur quatre listes avec un PS recroquevillé sur ses courants et ses sempiternels
alliés, elle n’avait aucune chance. Je fais partie de ceux qui pensent que la
gauche gagnera quand elle aura envie de gagner !
Cendra : Pourquoi avoir choisi le MoDem comme partenaire
plutôt que le Parti Socialiste,
où vous auriez eu une place éligible ?
Jean-Christophe Picard : Pour qu’une place soit éligible, il faudrait
d’abord qu’elle soit acceptable !
Et puis, je pense que la question n’est pas d’obtenir une place éligible pour
le PRG… mais de faire gagner la gauche !
Le PRG avait posé plusieurs conditions
préalables à une éventuelle alliance avec le PS :
- présence d’une seule liste socialiste et pas deux (ce que nous aurions pu
obtenir si l’ensemble des partenaires du PS l’avaient exigé !) ;
- désignation de la tête de liste par toutes les formations politiques de
gauche et leurs sympathisants (ce qui lui aurait conféré la plus grande
légitimité possible) ;
- ouverture vers le centre (PRG mais aussi MoDem et MEI).
Hélas, aucun de ces préalables n'a été levé … ni même sérieusement envisagé !
En outre, l’ordonnancement de la liste
s’est fait sur des considérations ahurissantes : ne pas contrarier les courants
internes du PS, éviter que certains partenaires n’aillent sur la liste Mottard…
À aucun moment, la valeur personnelle des candidats n’a été évoquée. Dans ces
conditions, les radicaux de gauche n’avaient pas leur place.
Au contraire, au MoDem et au MEI, nous
avons eu des interlocuteurs qui partageaient notre envie de changer les pratiques
politiques…
Cendra : Au lendemain de la main tendue de Christian Estrosi
à l’opposition, d’un premier
refus, puis d’une acceptation, sous certaines conditions, de l’opposition de
gauche, pourriez-vous nous dire votre sentiment ? A qui profitera réellement
cette présence des élus de la liste de gauche dans les différentes instances
municipales ?
Jean-Christophe Picard : Sur le principe, nous approuvons le renforcement
du rôle de l’opposition municipale proposé par Christian Estrosi et accepté par
Patrick Allemand.
Néanmoins, cet accord appelle, de notre part, plusieurs observations…
Tout d’abord, nous aurions aimé que
tous les éléments de la négociation soient rendus publics. Dans cet esprit, il
aurait été convenable d’annoncer les effets de cette décision sur le montant
des indemnités des élus de l’opposition, notamment ceux appelés à siéger à la
Canca (qui verront leurs indemnités passer de 224 € à 1 271 €). À notre sens,
tout accord entre majorité et opposition ne peut se faire que dans la plus totale
transparence.
En outre, il n’est pas satisfaisant
que la présence de l’opposition à la Canca dépende du bon vouloir de la
majorité. Il est notamment anormal que la liste de l’Entente républicaine, qui
a obtenu 25 % des voix, n’y ait aucun représentant.
Christian Estrosi s’est donc octroyé, au mépris du suffrage universel, le droit
de choisir l’opposition avec laquelle il souhaite travailler ; c’est
inacceptable ! Nous rappelons que la liste « Nice Arc-en-ciel » avait proposé
de transformer l’actuelle « communauté d’agglomération » en une « communauté
urbaine », ce qui permettrait à tous les élus d’opposition de siéger de plein
droit (les conseillers communautaires étant désignés au scrutin proportionnel).
Enfin, il convient de rappeler que le
rigoureux Jean-François Knecht a disparu et qu’il n'a pas été remplacé. Les
autres membres de son groupe n’ayant pas fait preuve de la même maîtrise des
dossiers que lui, il est à craindre que le seul contrôle de l’opposition ne
suffise pas à empêcher les malversations et le gaspillage de l’argent public.
Nous espérons donc que les outils de la démocratie participative seront
renforcés afin que l’ensemble des citoyens
puisse évaluer l’action municipale tout en étant associé aux décisions.
Cendra : Le 18 mars, sur Nice-Matin, Alain Dutertry,
secrétaire Général du PRG 06, exprimait son désaccord avec vous quant à
l’exclusion de Jean-Michel Galy, présent sur la liste de Christian Estrosi, et
notamment, sur le fait que personne n’ait été consulté. Qu’avez-vous à dire ?
Jean-Christophe Picard : Sur le fond, l’exclusion de Jean-Michel Galy était
inévitable : il s’est présenté sur la liste UMP et donc contre les candidats
PRG dûment investis qui figuraient sur la liste « Nice Arc-en-ciel ».
Circonstance aggravante : il continuait à arborer le sigle PRG… Indéfendable !
Sur la forme : Alain Dutertry a raison
quand il dit que la fédération des Alpes-Maritimes ne pouvait pas exclure
Jean-Michel Galy… D’ailleurs, elle ne l’a pas fait ! Il s’agit d’une décision
prise – à l’unanimité – par le bureau national du PRG.
Cendra : Patrick Mottard, ayant voulu présenté sa propre
liste, ne croyez-vous pas que son exclusion soit tout aussi logique ?
Jean-Christophe Picard : Cela n’a rien à voir ! D’une part, Patrick Mottard
n’était pas candidat sur la liste UMP. D’autre part, Jean-Michel Galy n’avait
pas été poussé vers la sortie.
Cendra : Plus important encore, que craignez-vous, les 6 prochaines
années, pour l’avenir
de Nice, et, notamment, pour les plus démunis ? Quels pourraient en être les
points positifs ?
Jean-Christophe Picard : Je suis pessimiste.
À droite, l’UMP a recasé les anciens
élus de l’ère Médecin, Barety et Peyrat…
Cela promet !
À gauche, le PS a recasé quasiment
tous les sortants qui se sont pourtant illustrés par des votes assez
pittoresques (nouvelle mairie, conseils de quartier, Castel-des-Deux-Rois,
grande mosquée, doublement de la voie rapide, antennes-relais…)… Cela promet
aussi !
Cendra :
En tant que Président du PRG 06, quelle sera votre position pour ces prochaines
années, et, comment comptez-vous être présents sur la scène politique ?
Jean-Christophe Picard :
À Nice, même si je ne suis pas élu, je suis parvenu à peser sur un certain
nombre de décisions en déposant des recours, en participant aux enquêtes et aux
débats publics, en diffusant des communiqués de presse… Eh bien, je
continuerai à le faire !
Dans le reste du département, nous avons obtenu trois élus (un maire et deux
conseillers municipaux).
Nous participerons, bien sûr, aux
prochaines élections partielles (législative dans la 5e circonscription,
cantonale dans le 12e canton).
Je peux également vous annoncer que le
PRG 06 aura, cette fois, des candidats à l’élection régionale de 2010… Ce qui
s’est passé en 2004 avec le PS – qui nous avait évincé – est parfaitement
scandaleux. J’en fais désormais une affaire personnelle !
Cendra : Voyons même plus loin, comment envisagez-vous la
scène « pré électorale de 2013 » ? Les alliances… Les groupes présents…
Jean-Christophe Picard : 2014 plutôt… Difficile à dire. Mais comme, a
priori, l’échec de 2001 n’a pas été pris en compte et que, depuis, on a même
réussi à faire pire, je suis pessimiste sur la suite. Encore une fois, si la
gauche n’a pas envie de gagner…
Cendra : Pourquoi ne pas avoir créé une liste également avec
la liste Nice Autrement de
Patrick Mottard puisque vous semblez critiquer, de façon virulente, le parti
socialiste ? Y avait-il autant de divergences ? Il semble cependant qu'il y a
ait certains points communs comme le non cumul des mandats, la transparence...
et une certaine éthique.
Jean-Christophe
Picard : J’ai
toujours pensé que les partenaires du PS ne doivent pas s’immiscer dans les
problèmes internes de ce dernier. Ils n’ont donc pas vocation à arbitrer les
rivalités… D’ailleurs, comment choisir entre Patrick Allemand, qui a été
régulièrement investi par 372 adhérents PS, et Patrick Mottard, qui a derrière
lui un comité de soutien de 500 adhérents PS ?
Nous ne pouvons que regretter que notre proposition d’organiser des « primaires
à l’italienne » pour désigner la tête de liste de la gauche unie n’ait pas été
retenue… Nous n’en serions pas là !
A télécharger en PDF : INTERVIEW.
01 avril 2008
MECHANT DALAI LAMA...
Faire du Dalaï Lama un homme de guerre... mais jusqu'où va aller la Chine ? Serait-elle capable de déposer des armes dans les monastères tibétains afin de les accuser de violence ?
Un comble, c'est un comble... Et, pendant ce temps-là, on envoie des soldats en Afghanistan ?
La Chine multiplie les accusations contre le dalaï-lama
PEKIN (Reuters) - La Chine a renouvelé mardi ses
accusations contre le dalaï-lama et des groupes tibétains qui préparaient selon
Pékin des attentats suicides dans la foulée des émeutes du mois dernier au
Tibet et dans les provinces voisines.
Un porte-parole du ministère de la Sécurité a annoncé la
saisie d'armes, de munitions et d'explosifs dans plusieurs monastères
bouddhistes et a de nouveau accusé le dalaï-lama d'être à l'origine des
violences du mois dernier.
Ces nouvelles accusations coïncident avec la mobilisation
des forces anti-émeutes qui seront chargées d'assurer la sécurité lors des Jeux
olympiques de Pékin l'été prochain.
Un proche du chef spirituel des Tibétains a jugé
"infondées" les accusations chinoises et les représentants du dalaï-lama
ont appelé Pékin à autoriser l'envoi d'une mission d'enquête internationale au
Tibet.
Le ministère chinois de la Sécurité publique a indiqué
avoir arrêté à Lhassa des "figures clés" d'un réseau clandestin qu'il
accuse d'avoir tenté de mener "un soulèvement", en coopération avec
des groupes pro-tibétains à l'étranger.
"Nous disposons désormais de suffisamment de preuves
que l'incident de Lhassa s'inscrit dans ce projet de soulèvement du peuple
tibétain organisé par la clique du dalaï. Son objectif est de créer une crise
en Chine en y coordonnant des activités de sabotage", a déclaré le
porte-parole du ministère, Wu Heping.
"D'après ce que nous savons, le prochain projet des
éléments indépendantistes tibétains est de former des commandos suicides pour
mener des attentats", a-t-il ajouté.
SAISIES D'ARMES
Wu a lié les derniers troubles aux récentes réunions de
plusieurs associations, dont le Congrès de la jeunesse tibétaine, qu'il a
accusé de vouloir perturber le déroulement des Jeux olympiques en août
prochain.
Toutefois, pressé de donner les noms des suspects arrêtés
ou de préciser si la Chine avait l'intention de demander l'extradition du
dalaï-lama pour le juger, Wu s'est borné à plaider pour le respect de
"l'état de droit".
Il n'a pas non plus souhaité préciser ses accusations sur
la préparation d'attentats suicides, préférant évoquer les saisies d'armes dans
les monastères.
Les enquêteurs ont mis la main sur 176 armes à feu, 13.013
balles et 3.504 kg d'explosifs, a-t-il dit, sans préciser où les saisies
avaient été opérées.
Tenzin Taklha, proche collaborateur du dalaï-lama, a
souhaité que la Chine cesse de lancer des accusations infondées, prenne au
sérieux les doléances du peuple tibétain et ouvre le dialogue avec le
dalaï-lama.
"A nouveau, les Chinois tentent de nous présenter
comme des fauteurs de troubles. Ils parlent désormais de commandos suicides
mais nous rejetons ces accusations", a-t-il déclaré.
La Chine fait pression sur les gouvernements étrangers
afin de les dissuader d'entretenir des contacts avec le dalaï-lama.
Ce dernier doit faire une brève escale au Japon avant de
se rendre aux Etats-Unis la semaine prochaine.
"Nous nous sommes toujours opposés à ce qu'il utilise
n'importe quel prétexte pour se rendre dans tel ou tel pays et s'y livrer à des
activités séparatistes", a déclaré le porte-parole du ministère chinois
des Affaires étrangères, Jiang Yu.
Version française Gregory Schwartz
AFGHANISTAN
François Fillon a annoncé mardi devant le Parlement que la
France dépêcherait "quelques centaines de soldats supplémentaires" en
Afghanistan, qui ne "doit plus jamais redevenir le foyer du
terrorisme".
En préambule du débat sur l'engagement militaire français
en Afghanistan, le Premier ministre a précisé que Nicolas Sarkozy détaillerait
mercredi, au sommet de l'Otan de Bucarest, les modalités de ce déploiement, qui
"ne sont pas encore arrêtées".
"Nos forces armées engagées en Afghanistan peuvent
être amenées à s'investir davantage dans les échelons du commandement en
particulier à Kaboul, dans la formation de l'armée afghane, dans les unités
réparties dans les provinces d'Afghanistan pour y assurer la sécurité des
populations et y garantir les progrès de la reconstruction", a-t-il
déclaré.
"Les effectifs pourraient être de l'ordre de quelques
centaines de soldats supplémentaires", a-t-il ajouté.
Le retrait des forces françaises d'Afghanistan, dont
l'opposition craint qu'il ne devienne un "nouveau Viêtnam", "serait
le signe que nous n'assumons plus nos responsabilités vis-à-vis de l'Onu et que
nous rompons la solidarité qui nous unit à nos plus fidèles alliés", a
expliqué François Fillon.
"Nous amplifions ensemble les chances de la
paix" en engageant plus avant l'armée française, a-t-il assuré.
"C'est un combat difficile, mais c'est un combat qui est juste".
Le débat n'est pas suivi d'un vote, contrairement à ce que
souhaitait l'opposition, qui invoque le précédent du 16 janvier 1991, lorsque
le Premier ministre socialiste Michel Rocard avait engagé la responsabilité de
son gouvernement en vue de l'envoi de troupes dans la première guerre du Golfe.
"Il s'agissait d'une opération massive analogue à une
entrée en guerre contre un Etat souverain qui avait envahi son voisin, et
personne ici ne peut confondre cet événement avec celui qui nous occupe à
présent", a justifié François Fillon.
Le Parti socialiste, qui a annoncé le dépôt d'une motion
de censure contre le gouvernement, a dénoncé une décision qui "a peu à
voir avec l'Afghanistan et beaucoup avec l'obsession atlantiste du président
Sarkozy".
"UNE POLITIQUE DANGEREUSE"
"Le chef de l'Etat bouleverse la nature de
l'engagement français en Afghanistan et le consensus national qui
l'entourait", a dit Jean-Marc Ayrault, président du groupe SRC.
"Nous nous opposons fermement à cette politique de
soumission à quelques dirigeants américains portés d'ailleurs essentiellement
par leurs intérêts personnels, une politique dangereuse pour le monde et pour
la France", a affirmé pour sa part le communiste Jean-Claude Sandrier.
Pour l'UMP et le Nouveau Centre, l'envoi de renforts
s'impose. "La stabilisation de cette région est essentielle pour lutter
efficacement contre le terrorisme", a estimé Bernard Deflesselles,
vice-président du groupe UMP.
"Nous sommes à un moment charnière et ne nous y
trompons pas, contrairement à l'Irak, s'il y avait échec dans la lutte contre
le terrorisme et dans la mise en place d'un Etat de droit en Afghanistan, ce ne
serait pas celui des Américains mais celui de la communauté internationale,
donc de la France", a jugé le député du Tarn (NC) Philippe Folliot.
Nicolas Sarkozy a annoncé mercredi dernier sa décision
d'envoyer des renforts en Afghanistan lors d'un discours devant le Parlement
britannique, une initiative jugée cavalière par les parlementaires français.
Quelque 1.500 militaires français sont stationnés
actuellement en Afghanistan, majoritairement dans la région de Kaboul, dans le
cadre de la Force internationale d'assistance à la sécurité (Fias), sous
commandement de l'Otan. Au total, un peu plus de 2.300 hommes sont impliqués.
La France est présente en Afghanistan depuis fin 2001,
mais ses troupes ne sont pas engagées dans les zones les plus risquées, l'Est
et le Sud, où Américains, Britanniques et Canadiens sont confrontés à de
violents combats. Les renforts français pourraient opter pour l'Est, aux côtés
des Américains.
Plus de deux Français sur trois (68%) sont opposés à
l'envoi de renforts français en Afghanistan, selon un sondage BVA publié mardi
dans Sud-Ouest.
Sophie Louet et Emile Picy
Le PS va déposer une motion de censure à l'Assemblée
PARIS (Reuters) - En raison du refus d'un vote au
Parlement sur l'Afghanistan et d'un désaccord sur la politique générale du
gouvernement, le groupe socialiste a l'Assemblée nationale a décidé mardi de
déposer une motion de censure.
"Nous avons décidé ce matin de déposer une motion de
censure qui sera rédigée dans les prochaines heures et qui sera discutée dans
les prochains jours en raison de ce changement complet de stratégie (en
Afghanistan) et pour protester contre la politique économique et sociale du
gouvernement", a annoncé Jean-Marc Ayrault, président du groupe
socialiste, radical et citoyen (SRC), lors de son point de presse hebdomadaire.
Il a également précisé que cette motion de censure sera
déposée en vertu de l'article 49 alinéa 2 de la Constitution.
Le 16 mai 2006, sous la précédente législature,
l'opposition avait déposé en vain -en application de ce même alinéa- une motion
de censure contre le gouvernement de Dominique de Villepin.
Le motion de censure pourrait être déposée mercredi ou
jeudi et examinée le mardi 8 avril, a-t-on appris dans les couloirs de
l'Assemblée.
L'ancien Premier ministre socialiste Laurent Fabius a
déclaré pour sa part dans les couloirs du Palais-Bourbon que cette motion de
censure visait d'abord à dénoncer "le réalignement de la politique
étrangère de la France par rapport à M. Bush".
Cette motion de censure n'a aucune chance d'être adoptée.
Le groupe UMP, qui peut en outre compter sur le groupe du Nouveau centre (NC),
dispose à lui seul de la majorité absolue à l'Assemblée nationale.
Emile Picy























