02 juillet 2009
ENFIN ENFIN ENFIN !

Quel est ce sentiment étrange que tout se relie... Quand on regarde avec les yeux, certes, mais avec son esprit également, d'étranges faits qui pourraient paraître anodins se révèlent être en fait bien parlants ! Un moteur de recherche, des statistiques, des relations, des faits bien précis... Quand on prend du recul, tout s'éclaire soudain. Ce qui ne s'appelle pas faire la lumière. Surtout quand on parle de choses un peu obscures.
Peu à peu, quand je fais le lien qui ne semblait pas exister au prime abord, entre différents faits, tout devient plus clair en restant étrangement obscur. Les faits qui me sont arrivés en octobre commencent à se dégager de leur brouillard et leur complexité me surprend encore, tout en devenant un peu plus clairs. Le paradoxe appartient à une sphère à laquelle je n'appartiens pas et à laquelle je ne veux pas appartenir. Tout se relie.
Quand je pense à mon passé, à tout ce que j'ai appris, tout ce qui m'a été "transmis" d'une manière indirecte, et que je le relie à ces évènements, j'y vois plus clair. C'est pour cela que je veux développer tous ces embryons de connaissance qui m'ont été plus ou moins transmis. Que cela serve à quelque chose, et ensuite, c'est pour cela que l'on est sur terre. Apprendre. Il y a toujours une raison à tout.
Il est temps pour moi de prendre de nouveaux chemins. Avec la douleur des couteaux que l'on me plante dans le coeur. Je le répète, il y a une raison à tout cela. A moi d'en trouver le chemin !
27 juin 2009
HADOPI REVIENT

la loi Hadopi d'abord rejetée par une poignée parlementaire, révisée par le Sénat, dont un article a été désapprouvé par le Conseil constitutionnel, va encore être révisé le 20 juillet. Il pourrait encore empirer.
Le gouvernement n'en démord pas ; il profite même du texte de loi complémentaire à la Hadopi pour durcir son dispositif. Ainsi le projet de loi relatif à la protection pénale de la propriété littéraire et artistique sur Internet réintroduit un point pourtant écarté il y a plusieurs semaines par les députés.
Ainsi, Hadopi 2, qui sera présenté par la ministre de la Justice, Michèle Alliot-Marie, et non plus par le ministère de la Culture, ne vise plus seulement les services de communication au public en ligne (dont les réseaux P2P), mais désormais aussi les moyens de communications électroniques.
A lire ICI.
19 novembre 2008
VOTE POUR LE POSTE DU PREMIER FEDERAL DU PARTI SOCIALISTE
Pour ceux qui lisent encore ce blog, retrouvez sur mon nouveau blog ce que je pense de cette élection.
C'est trop important !
11 septembre 2008
NO ENDING BLOG ?
Ce blog n'est plus alimenté car j'ai quitté mon nom de scène, si on puit dire... Et pourtant, j'y reste attachée. Ce blog est plus "politique" que l'ancien. J'ai bien envie de continuer un bout avec Cendra !
Canalblog est également plus pratique et conventionnel que Blogspot pour joindre des documents !
Ce blog est également un trésor d'infos sur la politique, non, pas un trésor, je prends la grosse tête là... Mais mieux alimenté que mon blog actuel.
J'y ai parlé du Sénat. Apparemment, les gens comprennent mieux son utilité mais, et c'est une évidence, ne sont pas très impliqués. C'est normal, c'est une élection indirecte. Ce sera donc Marc Daunis qui sera notre représentant à ces élections, très divisées à gauche comme d'habitude. Personne n'y met du sien, et la droite se régale. Mottard continue son "jeu de dispersion", ou plutôt son matraque organisé contre Patrick Allemand, de préférence. Il en parle même plus qu'Estrosi, normal, il lui doit l'existence de son groupe au Conseil Général.
Je mets en ligne deux études :
Fran_ais_et_S_nat_11_09_08
Tableau_de_bord_politique___sept_08
Bonne lecture, et bon courage pour continuer à gauche. Cet encouragement est également valable pour moi.
Ah oui, pour ceux qui croient que le Seanchai n'est qu'un conte vulgaire, au fait, c'est un conte sur des personnalités réelles de Nice et je suis en train d'en écrire un autre qui devrait être publié par un copinaute.
A vous de chercher qui est qui...
27 juillet 2008
LE SEANCHAI

LE SEANCHAI
12 avril 2007
"Seanchai" is pronounced quite simply "Shana-key"
(D'après un vrai
conte...) mais pas la suite !
Le seanchai a
tout pouvoir. Le réel pouvoir de l’irréel ou du réel.
Il y a bien
longtemps (juste dix-huit heures et trois minutes à peu près), l’inspiration
fut venue.
Bien
qu’inattendue, elle ne causa aucune surprise. Juste une admiration de la
talentueuse plume, bien que sans couleur involontaire ou d’origine.
Le seanchai
décida de réagir, son cœur empli de contes de lointaines terres de non
origines.
Un homme, qui
s’appelait Curithir, vivait avec son père dans un village au bord de la mer.
Sur la côte, s'élevait un monastère et des pierres se dressaient aux alentours,
se levant vers les astres. A intervalles réguliers, les cloches de ce monastère
résonnaient dans le paysage de rêve.
Comme à chaque
tombée des brumes de la nuit, s’élevaient des chants monastiques, louant le
Père.
Les vagues se
jetaient contre les pierres et les brossaient à chaque passage de leurs lames
tourmentées.
Dans les
apparences les plus trompeuses, le calme endormissait le village, plus rien ne
bougeait, excepté le chien de garde de la famille royale. La patte gauche
levée, les oreilles dressées, il s’approcha de la mer et son regard de braise
aperçut des navires étranges au large.

Il s’empressa
d’alerter la famille royale. Curithir réveilla son père et ses frères de sang
et coururent à l’extérieur de leur demeure quand un cri surgit de la nuit.
Le père se tenait
le bras gauche d’où coulait un flot de sang. Il dit à ses enfants : « ne
craignez point la mort comme les Vikings le font mais écoutez… ». D’un endroit
tenu secret, il saisit un glaive, incrusté de pierres précieuses et ciselé
d’argent. Les pierres brillaient de mille feux. « ce glaive est authentique et
nous a longtemps servi. Comme je vous l’ai déjà conté, vous êtes les pâles
descendants d’une longue lignée de combattants des camisoles rouges. Ce glaive
vous rendra invincibles. »
Après ces mots,
le père mourut.
Curithir se
saisit du glaive, se l’appropriant sans se demander s’il lui était
personnellement destiné. Ses frères et lui s’avancèrent vers la côte, pleins de
rêves de victoires. Les Vikings avaient déjà causé maints ravages.
Comme ils
s’approchèrent de la rive, le soleil glissant sur les rocs vers la ligne de
l’horizon, leurs rêves s’accrurent, les rendant immortels…
Il est vrai,
cependant, que l’aube éveille l’esprit à la mortalité. L’Esprit Saint, resté
pur, devait avoir mis le soleil dans les cieux afin que chacun ait la
possibilité et le courage de voir sa mortalité et ses faiblesses.
Les frères se
préparèrent à un long voyage afin de débusquer leurs ennemis. Curithir savait
que désormais, il n’existait plus que comme guerrier servant son roi, et ne
mourrait ou ne vivrait que pour le servir.
Son incarnation
était complète, où le doute n’avait aucune place.
Ils se mirent
donc en route et à la tombée de la nuit, établirent leur camp. Soudain,
Curithir, quand la nuit fut tombée, leva la tête et tendit les deux oreilles
(parce qu’il était un peu sourd) : une voix, sur un air de harpe s’élevait dans
les abois….
« l’amour du
paradis
Soit avec vous…
L’amour des
saints
Soit avec vous… »
Il s’étonna, il
ne comprenait pas.
«l’amour des
anges
Soit avec vous
L’amour du soleil
Soit avec vous… »
De plus en plus intrigué, Curithir, avança dans la nuit. Il suivit la voix, de ses deux pas… mais le chant s’éteignit et Curithir se retrouva seul dans la nuit, une nuit froide…

Une créature posa
son regard sur Curithir. Il s’en senti ragaillardi… Ses frères étaient trop
loin… La femme tenait en ses mains la harpe de rêve mais sa voix s’était tue…
Le regard du Prince lui plut. Mais… effarouchée, elle s’enfuit…
Curithir rejoint
ses frères et la pensée de cette femme étrange ne le quittait plus… dans sa
réalité. Dès l’aube, ils repartirent affronter leurs ennemis. Ils réussirent à
libérer moult populations qui lui vouèrent une passion peu commune. « Vous êtes
notre espoir ! » Les frères quittèrent la population qui, apparemment, n’avait
pas souffert de l’ennemi.
De nouveau sur la
route, toute la sainte journée, ils se reposèrent à nouveau dès que le jour fut
tombé. Splash…
Et la voix se fit
à nouveau entendre… Sur une mélopée de harpe, une voix envoûtante qui se
diffusait par les cieux étoilés…
Curithir leva les
yeux et vit un navire passer au-dessus de lui comme s’il était porté par les
vagues… la femme mystérieuse apparut à nouveau. Curithir lui sourit. Mais il
sembla qu’elle ne le vit plus et s’envola à nouveau. Légèrement énervé,
Curithir se leva brusquement et marcha, la tête dans les étoiles. Zut ! il
était en train de rêver.
Le matin,
décidément, se leva à nouveau, et le troupeau de frères s’en alla en guerre. La
bataille fut rude. De nombreux décès furent à signaler. Les croque morts
étaient débordés. Ils avaient trop à se mettre sous la dent !
Curithir
n’entendit plus la voix de Liadain (ben ouais, c’était son nom), il la crut
morte. En fait, il était devenu complètement sourd.
Et elle
(Liadain), persuadée de la même chose (qu’il était mort) alla se réfugier dans
un monastère (pff, y’a jamais de mystère !), elle s’agenouilla et chanta dans
son langage :
« Dia dha mo
chaim
Dia dha mo
chuairt
Dia dha mo
chainnt
Dia dha mo
smuain… »
…
« Dia dha
m’bhiot-bhuan »
Elle ne voyait
pas. Elle ne voulait pas voir…
Elle voulut en
finir, le quitter à tout jamais… l’enlever de son esprit. Elle espérait y
réussir.
Curithir ne
pensait pas qu’elle pouvait en avoir un ! Les femmes sont des êtres de beauté,
aux talons aiguilles, aux yeux bandés… Il avait été élevé dans la plus pure
tradition… mais elles étaient encensées sinon sensées…
La fin de
l’histoire, dit le seanchai, essayez donc de la trouver !

Le seanchai a
tout pouvoir. Le réel pouvoir de l’irréel ou du réel. Ne l'oubliez pas. Il fait
le fil de l'histoire, les tenants et les aboutissants...
Il avait oublié
les frangins !
Où sont-ils
passés ceux-là ? D'abord, le seanchai dit : n'oubliez pas que les histoires de
famille comportent toujours des secrets... Des secrets d'alcôve, des secrets de
femmes, des secrets... de paternité !
Le seanchai
ajouta que, souvent, l'esprit de ceux qui écoutent est dispersé et n'ont que
leur propre vision de la chose. Que souvent, par expérience il le savait, ceux
qui écoutaient étaient sous l'emprise de leurs propres rêves et ne savaient
discerner l'image qui émanait de leurs esprits et celle que lui, pauvre
seanchai, contait à tous vents !
Le secret
d'alcôve, c'était que tous les frangins donc, n'avaient pas le même père ! Il
est coutume de penser que ce sont les hommes qui batifolent à tout va, mais, de
ce temps-là, les dames s'ennuyaient dans leurs châteaux !
Si Liadain se
morfondait dans son monastère (pas un couvent...), les frères, qui avaient un
fort esprit, vif et perçant ne
comptaient pas dormir de sitôt : la guerre n'était pas finie.
Vaillants, mais
sans le glaive incrusté de pierres précieuses, ils décidèrent de repartir à la
conquête de leur territoire pour défendre les populations, qui, rappelons-le,
n'avaient pas l'air traumatisées...
Les populations,
cela faisait longtemps qu'elles étaient blasées, qu'on ne voyait plus leurs
intérêts, qu'elles n'avaient d'intérêt que lorsqu'ils (les nantis) en avaient
besoin... Ils puisaient dans leurs ressources comme bon leur semblait... Mais
si peu réagissait...
Liadain, toujours
dans le monastère, s'interrogeait sur le sort de Curithir, qu'était-il donc
advenu de lui. Elle avait vu en lui un vaillant guerrier sorti du bout de
l'horizon, là où la terre et la mer se rencontrent. Là où seul le soleil osait
s'aventurer à la fin du jour. Elle croyait en des valeurs qu'elle ne pensait
plus de ce monde : le courage, la sincérité, les valeurs...
« Dia dha mo
riaradh
Dia dha mo shuain
Dia dha mo m'anam
siorraidh
Dia dha m'bhioth-bhuan… »
…
« Dia dha m’bhiot-bhuan »
Elle souffrait de
tant de perversités, de trahisons, de peu de foi en l'être !
Ô Liadain, ton
guerrier n'est point mort, murmura le seanchai, il est au fond d'une forêt
pleurant ta propre mort !
Métamorphosée,
elle le fut !
Soudain Liadain
se leva... Du sombre monastère, elle leva les yeux vers le ciel. Quelque force
venait du ciel, de là où les âmes qui avaient fini leur parcours sur le long
périple des vies, finissaient par se lover au creux des anges.
Et c'est alors
que Liadain, qui a dû s'appeler Jeanne dans une autre vie, quitta le monastère,
non sans dire adieu à Finishair, le préféré de ses moines...
La vie monastique
n'était pas faite pour une descendante des plus
grands guerriers celtes ! Elle marcha,
de longs jours, au travers de forêts dont les cimes cachaient le ciel. Au
détour d'une clairière parsemée de petits animaux, elle vit un jeune berger,
nommé Tudur. On dit que cet homme était devenu fou au chant d'une cithare... Il
n'écoutait plus la musique des autres, le discours était devenu sa passion, son
charme aiguisé, son alibi déguisé, qu'il allait dispenser dans les demeures
alentours...
Liadain décida de
se reposer un peu, charmée de ses belles paroles. Elle avait toujours fui les
paraboles, préférant le langage des rues, les conteurs d'un soir, les manants
des villes, ce serait pour plus tard...
Elle se posa
délicatement contre un arbre, adossé lui-même à une falaise qu'elle n'avait vue
venir, tant la forêt était dense !
Tudur ne prêtait aucunement
attention à la vraie personne de Liadain. Mais à l'opportunité d'une rencontre,
qui, apparemment, changeait un peu de ses connaissances habituelles.
Le ton se fit
léger, la plaisanterie chatouillait leurs lèvres.
Le temps passa.
Liadain s'attardait.
La petite troupe
anodine d'animaux des bois allait et venait autour d'eux. Souvent, Tudur se
levait pour aller caresser tant l'animal tant flatter le roi de la forêt... Et
de disparaitre de temps en temps...

Soudain, dans le
murmure des ouailles du pays vaquant à leurs occupations nocturnes pour une
"future affaire", une chouette se leva brusquement d'un arbre tapi au
creux d'une colline avoisinant le village...
Liadain leva les
yeux au ciel.
Sa prière fut
autre. Elle pensa à tous les coeurs meurtris de la terre, à toutes les âmes
blessées de l'univers, à tous les êtres en errance sur ses propres terres. Elle
savait que différents souverains étaient à la conquête de ses terres et des
terres de Curithir. Elle savait cela depuis longtemps déjà. Elle avait pris
position, pour défendre son peuple, et elle s'aperçut tout d'un coup qu'elle
faisait fausse route. Curithir, elle y pensait. Mais où était-il réellement
quand son peuple souffrait ? Tudur, pourtant si proche des âmes alentours ne
s'en souciait guère plus. Shenkin, guère non plus. Tant de prophètes, sous de
faux habits, se pourvoyaient dans les méandres de ses terres...
Ô seanchai, toi
si noble, ne pourrais-tu y changer quelque chose ?
Dia dha mo shuain
Dia dha mo m'anam
siorraidh
Dia dha m'bhioth-bhuan… »
…
« Dia dha m’bhiot-bhuan »
Et son chant
reprit, face au silence de la nuit, face au manant de la vie.
Une voix lui
répondit, sortant du fond de la forêt, comme une mélodie trainante et profonde,
le long des bois et des clairières, se répercutant contre la falaise, pour
mieux se faire entendre.
"Je ne peux, Liadain, changer le cours des choses qui ne sont miennes. Je ne peux que changer la façon de les rapporter. Les choses, les gens qui te touchent, tu ne peux changer leur destin. Il leur appartient. Tu ne peux que discourir avec eux, les entendre, les soutenir. Mais n'oublie pas : leur vie n'est pas ta vie. Toi seule tient les rênes de ta vie entre tes mains. Ne te trompe plus de chemin. Tu es assez sage et avisée pour cela. Il t'appartient d'ouvrir les yeux, et, quand tu auras ouvert les yeux, de t'accepter comme telle, ni plus ni moins importante que qui que ce soit. Et, cela, les soi-disant "grands" de ce monde l'ont oublié. N'oublie pas.... (la voix se fit lointaine) N'oublie pas que chaque être est unique en ce bas monde et que chaque être a sa propre lumière à apporter... N'oublie pas, n'oublie pas...."
Le seanchai dit :
"j'en reviens aux frères. Frères ou frères ennemis, ennemis ou frères, les
histoires de famille c'est plutôt complexe." Pour rappeler un peu l'histoire, les frères n'avaient pas le même
père. Ce qui compliquait l'affaire du
seanchai, qui tentait le tout pour ne pas se mélanger les pinceaux.
Un des frères, au
regard sombre, aiguisé et malin (du moins le croyait-il), sa chevelure était
sombre, son sourire était narquois, il portait un casque noir, qu'il enlevait
de temps en temps, selon le temps. Il était jeune, les dents acérées à souhait
par le désir de pouvoir. Son nom était Hans Da Balanca. Pas les mêmes origines,
ce nom, que celui de Curithir. Pas un celte ? Mais il faut savoir que l'origine
des Celtes n'est pas de Bretagne ou d'Irlande mais d'Europe Occidentale, près
des sources du Danube. Ce qui expliquerait ce nom bizarre...
"N'oublie
pas.... (la voix se fit lointaine) N'oublie pas que chaque être est unique en
ce bas monde et que chaque être a sa propre lumière à apporter... N'oublie pas,
n'oublie pas...."
Liadain se mit à
frémir. elle se sentit soudain menacée. La nuit, le silence, et cette voix,
presque devenue sourde, tapie dans le temps futur ou présent de sa vie... Elle
eut soudain peur.
Elle leva un à un
les voiles qui obscurcissaient son esprit. Une musique s'éleva du fin fond de
la nuit dans la forêt. Elle entendit à nouveau cette voix :
"N'oublie
pas.... (la voix se fit lointaine) N'oublie pas que chaque être est unique en
ce bas monde et que chaque être a sa propre lumière à apporter... N'oublie pas,
n'oublie pas...."

كاروانسرا
Etre sombre, être
de lumière
Vagabond élu des
rivières
Chantre des âmes
qui se confondent
Aux ivresses des
cimes blondes
Enfant des anges
déchus, pâle reflet
Pourfendu à
l'orée
Du devenir et de
l'être
Visage à la
fenêtre
Du rêver et de
l'encens
Je t'entends...
Tu es le repos de
mon âme tourmentée
Tu es la dune, tu
es la jetée
Tu es le rêve, tu
es le réel
Tu es l'éphémère,
tu es l'éternel
Le chant se fit
plus certain, plus présent, plus profond... Caravanserai
Etre d'ombre,
être de lumière
Poète élu des
chimères
Chantre des âmes
qui se confondent
Aux ivresses des
cimes blondes
Enfant des anges
déchus, pâle relent
Dégagé des armes
du temps
Du devenir et de
l'être
Visage collé à la
fenêtre
Du rêver et de
l'encens
Je t'entends...
Tu es le repos de
mon âme déchirée
Tu es la lune, tu
es la croisée
Tu es le rêve, tu
es le réel
Tu es l'éphémère,
tu es l'éternel
"N'oublie
pas.... (la voix se fit lointaine) N'oublie pas que chaque être est unique en
ce bas monde et que chaque être a sa propre lumière à apporter... N'oublie pas,
n'oublie pas...."
Liadain, frémissante, continua d'enlever, un à un, les voiles sombres que généraient les bruits alentours : la guerre, les silences, la nuit... et se leva...
La guerre battait
son plein. Rage acharnée d'une lutte sans merci. Il n'y avait que le sang bleu
qui ne coulait pas. Les frères étaient séparés en deux principaux groupes.
Hans alla
rejoindre Curithir qui semblait avoir recouvré l'ouïe. Partiellement, faut-il
l'espérer.
Un autre frère,
Maewyn Caravven alla rejoindre Tudur dans la forêt, pour réunir un conseil. Sa
bataille sur le flanc central du domaine était terminée. Il avait été battu à
plate couture. Il avait essayé d'en sauver les meubles, comme on dit, en
langage des rues. Mais rien à faire. l'ennemi était implacable. Les meubles
n'avaient pas été sauvés. La population livrée à l'incertitude certaine.
L'horizon à l'ombre des rumeurs. L'avenir à la dernière échéance.
Curithir avait vaillamment combattu mais n'avait pu garder le port. Déjà envahi de nombreux drakkars, il s'était retiré dans un bastion de la haute montagne que l'on nommait "l'insoumise", ou la "sans nom"...
Il décida de réunir sa troupe à Oisg. Il fallait remercier l'un, remobiliser les autres, galvaniser la troupe, convaincre...
Entre autres participantes, Blath et Ishay qui s'étaient retrouvées là pour la première fois, différentes mais complémentaires, et qui avaient leur mot à dire à Padrig, Curithir de son vrai nom.
Il ne manquait que Liadain, éternelle femme mystère dans ces combats...
L'avenir était à reconstruire, sur des ruines de villages parsemés, des ombres de désirs d'un peuple en déroute. Blath n'était pas très à l'aise en société. Et pourtant, ce n'était pas le manque d'idées qui aurait pu la retenir ! Etant sans doute trop consciente des mauvais
côtés du genre humain, elle préférait souvent se taire. Ce n'était assurément pas la manifestation d'une
misanthropie mais d'une certaine désapprobation du comportement humain. Certains, malhonnêtes et
pervers, appréciaient peut-être quand même ses réelles qualités. Elle était consciencieuse à souhait, n'épargnant aucun effort pour mener à bien
toutes les tâches qui lui étaient confiées. Encore fallut-il qu'une tâche lui fût confiée ! Et qu'elle voulût l'accomplir gracieusement !
Elle portait en elle tout un monde de rêves, de désirs, d'imaginaire. Possédée par le sens du mystère, elle avait le désir d'apprivoiser l'invisible, ou au contraire d'être le miroir du monde dans lequel elle vivait en restituant toutes ses mille facettes. Artiste qui s'ignorait, mais de grande valeur, elle s'appuyait sur la richesse de sa vie émotionnelle pour animer sa vie. C'est avec l'âme et le coeur que les combats devraient être menés, avant le corps, le glaive et les oraisons ! Murée dans son silence, elle n'ouvrait la bouche que pour des petits mots, glissés deci celà...
Mais elle cherchait obstinément à fuir toutes les situations de crise ou de conflit, tout comme le crabe cherche à fuir à reculons dès qu'il se sent menacé. Elle continua donc de se réfugier dans le silence ou de s'abriter derrière une attitude résignée, presqu'indifférente. Pour elle, une carapace était presque la seule arme défensive, comme celle du crabe. Malheureusement, sa carapace cachait un peu trop ce qu'elle avait de tendre et elle restait souvent incomprise, inconnue même parmi ceux qui l'approchaient. Elle sourit : ce n'était pas forcément si mal... Elle sentait parmi la foule, des ondes négatives, des marionnettes, des mensonges et leurs adulateurs... Peu de profanateurs admis !
Que faire pour avancer ? Que faire pour prendre confiance, si elle pouvait apporter sa pierre à l'édifice, aider à la reconstruction de sa nation, de sa cité, elle serait bien heureuse... Mais, devant tant de faussetés, de pourparlers d'où il n'émergeait que peu d'ententes (pas assez pour recouvrer la liberté), elle perdait parfois patience. Et surtout la foi.
Où se trouvait la mesure de la compréhension et de l'entendement ? La connaissance de soi et son acceptation ? la liberté et ses valeurs ?
Où es-tu ?
16-07-07
Les luttes fratricides avaient démarré, et son champs dépassait la raison. Un vent chaud soufflait du désert des sentiments qui n'avaient plus leur place.
Ecoutez son chant : (clic droit et ...) 06_Gipsy_Tears
Les pleurs épanchaient leurs flots sur les plaines alentour. Le 13 d'aoine, avait eu lieu une âpre assemblée.Blath avait parlé. Blath avait osé ! Et c'était signer là son arrêt de mort. Maewyn Caravven et Tudur ne le lui pardonneraient jamais. Et pourtant, comme cela faisait du bien de dire la vérité ! Mais que vaut la vérité dans un monde de fausseté ? Même si tous n'étaient pas faux.
De son éclat de vérités, Pôl Chiarmuid (prononcer ch k) eut un sourire sur les lèvres. Elle ne le lui pardonna pas.
Le monde devait aller, son monde devait continuer. Quelles qu'en soient les batailles. Quels qu'en soient les aboutissants.
Elle ne savait pas elle-même quelle en était sa fin, si elle ne doutait de sa finalité.
Le glaive avait été pris. Il ne pourfendrait pas son coeur !
31 juillet - Point de vérité il n'y aurait ? Que diable !
Curithir absent, Maewyn Caravven également ? Que diable !
Les frères se préparaient au combat. mais ce combat-là serait fratricide. Et c'était peut-être cela le pire. De leurs défaites personnelles ou non, ils avaient tourné la page. L'ennemi commun restait tapi dans l'ombre mais un nuage d'orages planait sur leurs propres têtes !
Cela commençait à peu importer à Blath. Elle avait d'autres soucis en tête...
Au loin, dans la forêt, seule, Liadain observait.
06 aout 2007 - Observez le monde celtique.
Il est immense... Il est beau. Il est noble.
Ishay continuait sa lutte avec sa propre personne (!?), reflet magnificent d'une noble dame. Lutte entêtée mais fidèle. Blath en était plutôt fière.
Liadain, seule dans la forêt, au milieu des ombres et des chants sourds de la nuit, penchait son visage sur le côté. Ses yeux étaient perdus dans le plus profond de ses pensées. Fallait-il continuer la lutte ? Elle rêvait d'une île, celle que lui chantait sa mère le soir, sous les douces caresses d'un feu de bois dans l'âtre.
Une île au coeur d'océan. Perdue dans les embruns et les filets de brume étendus à ses pieds.
Aujourd'hui, l'orage tonnait. Et sombres étaient ses pensées.
« Dia dha mo
chaim
Dia dha mo
chuairt
Dia dha mo
chainnt
Dia dha mo
smuain… »
…
« Dia dha
m’bhiot-bhuan »
Il n'y avait plus de prince dans coeur. Il n'y avait que froideur. Ce n'était pas sur son royaume que le sang avait coulé. C'était sur son coeur !
Elle se dit qu'il n'y aurait plus de luttes. Que le destin allait jouer. Qu'il fallait faire confiance au druide.
Le temps allait faire son chemin.
Le temps prendrait les rênes.
"Je ne marcherai plus sur des chemins tortueux, se dit-elle, les plus grands princes, ne seraient-ils que des menteurs ?"
Elle leva les yeux au ciel. Les nuages étaient toujours là. Elle soupira. Et la voix du seanchai revint doucement murmurer à son oreille...
"Je ne peux,
Liadain, changer le cours des choses qui ne sont miennes. Je ne peux que
changer la façon de les rapporter. Les choses, les gens qui te touchent, tu ne
peux changer leur destin. Il leur appartient. Tu ne peux que discourir avec
eux, les entendre, les soutenir. Mais n'oublie pas : leur vie n'est pas ta vie.
Toi seule tient les rênes de ta vie entre tes mains. Ne te trompe plus de
chemin. Tu es assez sage et avisée pour cela. Il t'appartient d'ouvrir les
yeux, et, quand tu auras ouvert les yeux, de t'accepter comme telle, ni plus ni
moins importante que qui que ce soit. Et, cela, les soi-disant
"grands" de ce monde l'ont oublié. N'oublie pas.... (la voix se fit
lointaine) N'oublie pas que chaque être est unique en ce bas monde et que
chaque être a sa propre lumière à apporter... N'oublie pas, n'oublie pas...."
Cher seanchai, tu es cruel ! Mais tu es sage.
Elle reprit, à nouveau, mot pour mot, le chant du seanchai...
Etre sombre, être
de lumière
Vagabond élu des
rivières
Chantre des âmes
qui se confondent
Aux ivresses des
cimes blondes
Enfant des anges
déchus, pâle reflet
Pourfendu à
l'orée
Du devenir et de
l'être
Visage à la
fenêtre
Du rêver et de
l'encens
Je t'entends...
Tu es le repos de
mon âme tourmentée
Tu es la dune, tu
es la jetée
Tu es le rêve, tu
es le réel
Tu es l'éphémère,
tu es l'éternel
Le chant se fit
plus certain, plus présent, plus profond... Caravanserai
Etre d'ombre,
être de lumière
Poète élu des
chimères
Chantre des âmes
qui se confondent
Aux ivresses des
cimes blondes
Enfant des anges
déchus, pâle relent
Dégagé des armes
du temps
Du devenir et de
l'être
Visage collé à la
fenêtre
Du rêver et de
l'encens
Je t'entends...
Tu es le repos de
mon âme déchirée
Tu es la lune, tu
es la croisée
Tu es le rêve, tu
es le réel
Tu es l'éphémère,
tu es l'éternel
Elle s'assit, contre un arbre. Et ses yeux se fermèrent, lentement... Elle rêva. De Curithir. Tel qu'il devrait être. Et qu'il n'était pas.
Prince doux. Prince d'une cité de lumière. Les gens chantaient. Les gens étaient heureux. De feu le père, ne jaillissaient qu'éloges et bonheur. Les frères apprenaient ensemble l'art de la parole, de l'écriture, et de la sagesse. Pour précepteur, ils avaient un homme sage, ouvert à la quiétude et à la paix.
La cité possédait tout ce qu'elle pouvait souhaiter.
L'océan baignait à ses pieds. Le temps était paisible.
Doux rêve, Liadain. Doux rêve...
07 Aout 2007 - Le vent s'était couché. Avec la nuit, les pensées s'étaient levées. Et les étoiles dont la lumière faiblissait sous les voiles de brumes. Au creux d'un rocher, un bruit régulier de "toc, toc", s'évaporait dans la forêt. Les animaux s'étaient endormis, pour les uns, dans les creux des troncs d'arbres, sur un lit de mousse, pour d'autres, dans une clairière, sur un lit de feuilles éparpillées par le vent. D'autres encore, dans leurs tanières, de plus hardis sur une branche couchée au bord du lit de la rivière. Certains, dits animaux nocturnes, s'étaient levés et peuplaient la nuit de leurs maints cris et chants. Drôle de cacophonie aux oreilles de l'humain d'ailleurs !
La nuit s'ornementait d'ombres bleu nuit, de taches plus sombres encore, et de petits éclairs lointains, électrisant les plus apeurés.
Liadain rêvait encore. Que c'est beau le rêve, pâle reflet ou vibrant témoignage de la vie.
Un chantre, qui se serait trouvé là par hasard, aurait de suite pris sa mandoline et chanté ceci !
FLEUR FRAGILE
C’est comme une fleur fragile
Une rose qui aurait perdu ses épines
C’est un monde autre que le vôtre
C’est une musique de perles de rosée
Qui s’enfuit par les portes de son âme
Comme un rêve libéré
C’est comme une fleur fragile
Une rose qui aurait perdu ses épines
C’est un monde de nuées enchantées
C’est une mélodie moins folle que la vie
Qui s’enfuit de son esprit
De son cœur pour un monde de fleurs
Délicat comme un pétale de roses
N’écrasez pas… cette Chose
Sans le savoir vous auriez brisé un cœur
Simple reposée délicate dans ses rêves
La tête posée sur un oreiller de fleurs
Laissez-la encor dans son monde de trêves
Elle se réveillera bien trop tôt
Ne gardez dans votre esprit
Que le sourire de ses nuits
Elle se réveillera bien trop tôt
Profitez du regard heureux
Quand elle ouvrira ses yeux
Puis prenez lentement sa main
Plus délicatement encore ses lèvres
Car elle est une image bien frêle
Mais les rêves sont à la nuit comme la réalité est au jour... et à la nuit ! Diable de chantre, te voilà bien malin !
Un bruit soudain claqua au dessus de la colline. S'ensuivit un grondement sourd et grandissant. Menaçant...
(4 mai 2008)
Longue torpeur, longue agonie.
Liadain était devant un spectacle de désolement : arbres arrachés, toits des maisons envolés, des lambeaux de voiles ornementaient les chemins déserts.
Ses pas hésitants, trébuchant sur des lambris à moitié desséchés, glissaient, ayant peine à lever le pied. Son regard s'étendait sur ce paysage qu'elle connaissait pourtant bien. Longue plaine se lovant entre les montagnes. Comme protégée par elles. On pouvait encore voir la neige au loin, les nuages s'effilocher dans l'espace temporel des saisons. Elle tendit l'oreille... Quelques chants d'oiseaux qui pinaillaient sur un arbre au loin, vestige de la tempête.
"Quelle tempête ?" se dit Liadain, "ô Seanchai, te serais-tu trompé ? Où te trouves-tu en ce moment ?"
"Les pâleurs de mon visage qui se reflètent dans la lourdeur de mon âme tiraillent mes paupières vers les lenteurs du temps . En ce moment même, que fais-tu, toi qui contes l'histoire, toi qui es le pont entre le passé et l'avenir ? Je bouge mes lèvres afin de te faire revivre, je prononce ton nom sans être ton nom ô seanchai ! Réponds !"
Les mots se frottèrent aux montagnes, rebondirent dans les vaux et jaillirent dans le ciel, en un seul faisceau !
Liadain sourit. Un sourire lisse, de celui, qui vient du fond des yeux, faisant luire l'étincelle qui lentement, mais par soubresauts, montait de son coeur.
Elle regarda autour d'elle. Certains paysages sont immuables. Et ce sont ceux-là qu'il faut garder au fond de son âme. Ils transportent votre coeur parce qu'ils font partie de vous.
Parce qu'au delà de leur identité, ils ont cette force d'être qui ne connait pas les frontières. Ce sont les hommes qui en donnent les tons, les dégradés, à force de pugnacité et de labeur, et tous nos sens participent à leurs particularités. Il suffit de fermer les yeux pour s'en imprégner, en faire le tissu de notre chair et voir qu'au delà, notre petite personne est faite de mille senteurs venues de tous continents. C'est ce qui fait notre force, et ce qui fait nos faiblesses parce que le sentiment est proprement humain, que notre corps transporte cela au delà d'une seule vie, au fil des samsara dont nous avons du mal à nous défaire.
"Lâcher prise du temps, lâcher prise des épreuves, et regarder au devant de soi. C'est dur, seanchai, c'est lourd à porter, ces vies, qui ont laissé leurs empreintes au plus profond de moi. En contant l'histoire des autres, tu te détaches de tout cela, tout en en empruntant les images. Avec tes mots, tu m'as incluse dans l'histoire, celle qui fait la vie des hommes. J'ai un nouveau chemin à prendre. Ce n'est pas qu'avec mes pas que je l'emprunterai. Mais avec la force de mon âme et la bonté de mon coeur. Tout ce qui fait mon être et le rend attachant. Je vibre de ce passé et je pleure de ses flèches. Je tremble comme une feuille qui se détache de sa branche et oscille doucement jusqu'au sol. Je suis l'humus, et je suis la semence. Je suis l'arbre, et je suis le bourgeon qui en nait. Je suis le glaive et je suis le guérisseur. Les vaisseaux qui sillonnent les océans et je suis ces océans. Je suis ces chemins de terre et je suis les pas qui arpentent ces chemins. Je suis la montagne au loin, et je suis ces vallées qui se blottissent en leur seing. Je me souviens, seanchai, je me souviens de tes mots."
"Je ne peux,
Liadain, changer le cours des choses qui ne sont miennes. Je ne peux que
changer la façon de les rapporter. Les choses, les gens qui te touchent, tu ne
peux changer leur destin. Il leur appartient. Tu ne peux que discourir avec
eux, les entendre, les soutenir. Mais n'oublie pas : leur vie n'est pas ta vie.
Toi seule tient les rênes de ta vie entre tes mains. Ne te trompe plus de
chemin. Tu es assez sage et avisée pour cela. Il t'appartient d'ouvrir les
yeux, et, quand tu auras ouvert les yeux, de t'accepter comme telle, ni plus ni
moins importante que qui que ce soit. Et, cela, les soi-disant
"grands" de ce monde l'ont oublié. N'oublie pas.... (la voix se fit
lointaine) N'oublie pas que chaque être est unique en ce bas monde et que
chaque être a sa propre lumière à apporter... N'oublie pas, n'oublie pas...."
"Je me rêve et je lève. Je suis mes mots et l'orfèvre de mes dire."
Liadain continua d'avancer. La forêt l'entourait de ses senteurs suaves et mélangées. Son regard débroussaillait les futaies trop entrelacées. Son coeur battait au rythme de ses pas. Qu'allait-elle découvrir ?
"Curithir, la mort et la désolation sont sur mon passage depuis que mes pas t'ont rencontré. Je défais le sceau qui nous liait."
Failte ort féin, a sharian nan tráth,
`S tu siubhal ard nan speur,
Do cheumaibh treun air sgéith nan ard,
`S tu máthair áigh nan reul.
Thu laighe sios an cuan na dith,
Gun diobhail is gun sgath:
Thu'g éirigh suas air stuagh na sith,
Mar rioghainn og for blaith.
Habillé d'ombres au milieu du ciel et de la nuit, son corps se tenait à l'orée de l'univers et des landes alentour. Dressé comme un poing face à l'inconnu, il écoutait le silence des étoiles comme une musique caresse l'oreille du musicien. Son âme s'alliait à son coeur, frémissant des mêmes certitudes qu'apporte la connaissance profonde de soi. Ce n'est point en clamant les mots que la vérité jaillit, ce n'est point par les cris que le silence se tait, c'est par le regard que les êtres se parlent et les corps que les âmes sur un monde réel échangent leurs semblants d'aura. Les perles de l'espace infini transcendent l'horizon de ce qui est donné à l'humain d'appréhender pour la fronde des incertitudes, et les fondre à l'esprit exercé qu'une multitude de vies façonne encore et encore...
14 juillet 2008
BONNE FETE NATIONALE
Bro gozh ma zadoù
Ni Breizhiz a galon, karomp hon gwir Vro !
Brudet eo an Arvor dre ar Bed
tro-dro !
Dispont e kreiz ar brezel, hon tadoù ken mad
A skuilhas eviti o
gwad.
Diskañ
O Breizh ! Ma Bro ! Me 'gar ma Bro ;
Tra ma vo 'r mor 'vel mur 'n he zro,
Ra vezo digabestr ma Bro !
Breizh, douar a Sent kozh, douar ar Varzhed ;
N'eus Bro-all a garan kement 'barzh ar Bed ;
Pep menez, pep traonienn d'am c'halon 'zo ker ; Enno
'kousk meur a Vreizhad ter !
Ar Vretoned a zo tud kalet ha
kreñv ;
N'eus pobl ken kalonek a-zindan an neñv
Gwerz trist, son didius a ziwan eno ;
O ! Pegen kaer ez out, ma bro
!
Mard eo bet trec'het Breizh er brezelioù bras,
He yezh a zo bepred ken bev ha biskoazh
He c'halon a lamm c'hoazh
'n he c'hreiz,
Dihunet out bremañ, ma Breizh !
Pour les régions de France oubliées...
12 juillet 2008
INTERNET ET LIBERTES
Je vous laisse juge des deux articles qui suivent, car nous ne sommes pas des pigeons...
Copie privée : le Conseil d'État annule la taxe sur les
supports vierges
Christophe Guillemin, publié le 11 juillet 2008
Réglementation - Le
Conseil d'État s'est rangé du côté des industriels. Il juge illégale la taxe
pour copie privée, appliquée aux CD, DVD ou baladeurs, car son mode de calcul
établi par la commission d'Albis compense les conséquences du piratage.
Les fabricants de matériels audiovisuels électroniques,
représentés par le Simavelec (*), ont obtenu gain de cause : le
Conseil d'État vient d'annuler la redevance pour copie privée appliquée
aux CD, DVD, baladeurs et disques durs intégrés aux appareils de salon.
Les industriels avaient saisi la haute juridiction
administratrice pour dénoncer une décision de la commission d'Albis datant
du 20 juillet 2006 et portant sur l'application de la taxe aux supports
précités.
Pour déterminer le montant de cette redevance, la
commission a pris en compte la capacité d'enregistrement des
supports bien entendu, mais aussi leur usage. Mais elle a considéré aussi
bien les copies privées licites que celles illicites, « sans rechercher,
pour chaque support, la part respective des types de copie privée des usages
licites et illicites ».
La quasi-totalité des décisions de la commission
attaquée
Or, selon l'article L. 311-1 du code de la propriété
intellectuelle, « la redevance pour copie privée ne peut légalement compenser
que la perte de revenus liée à l'usage licite de la copie privée »,
peut-on lire dans la décision du Conseil d'État.
En clair, une taxe ne peut servir à compenser les
conséquences du piratage. « Lorsque l'on copie sur un CD des contenus
téléchargés de manière illicite, il ne s'agit pas de copie privée, mais de
recel de contrefaçon », nous expliquait en 2007 le Simavelec, qui a d'ailleurs
attaqué quasiment toutes les décisions de la commission portant sur
les autres supports.
Cette annulation entrera en vigueur dans six mois. Elle intervient alors qu'Éric Besson, secrétaire d'État à l'Économie numérique, a dévoilé cinq propositions pour réformer la commission d'Albis, objet de nombreuses critiques.
(*) Syndicat de l'industrie de matériels audiovisuels électroniques
Bientôt une liste de logiciels autorisés sur Internet ?
Christophe Guillemin, publié le 7 juillet 2008
Réglementation - Le
projet de révision de la réglementation européenne sur les télécoms pourrait
permettre aux régulateurs nationaux de définir quels logiciels sont autorisés
sur le Net. Leur liste serait inscrite dans les contrats des FAI.
Afin de lutter contre le piratage d'oeuvres protégées par
le droit d'auteur, une future réglementation européenne pourrait intégrer
dans les contrats des fournisseurs d'accès une liste de logiciels que les
internautes seraient autorisés à utiliser.
C'est le sens de trois récents amendements
au « Paquet télécom », projet de cinq directives européennes qui
doivent modifier, d'ici à la fin 2008, la réglementation sur les
télécommunications en Europe.
Concrètement, ces amendements doivent permettre à des
autorités administratives de chaque État-membre de définir quelles applications
logicielles sont autorisées pour internet. C'est la lecture qu'en
fait la Fondation pour une infrastructure informationelle libre (FFII),
une association dédiée à la « promotion d'un marché libre de
l'informatique », qui regroupe 3 500 sociétés en Europe.
« Les propositions inscrites en filigrane dans ces
amendements mèneraient à un "internet soviétique" où les logiciels et
services en ligne seraient soumis à la permission des régulateurs »,
confie à ZDNet.fr, Benjamin Henrion, correspondant FFII à Bruxelles.
Un texte adopté sous la présidence française ?
« Demain, des logiciels applicatifs comme Skype, voire
Firefox, pourront être déclarés illégaux en Europe, s'ils ne sont pas certifiés
par une autorité administrative. Cela compromettra le developpement d'internet
tel que nous le connaissons aujourd'hui. C'est une invasion du régulateur sur
le marché des logiciels et de la fourniture de l'accès internet. »
L'association demande aux membres du Parlement européen de
« consacrer plus de temps et de reconsidérer en profondeur la proposition
de directive sur les télécommunications telle que présentée au vote ».
Le texte est loin d'être adopté. La première mouture a été
bouclée aujourd'hui par les différents comités chargés de sa réalisation au
sein du Parlement. Il doit encore passer en première lecture devant les
députés européens en septembre, puis être validé par le Conseil des
ministres le même mois. Si ce n'est pas le cas, il repassera en deuxième, puis
éventuellement en troisième lecture.
Selon la FFII, son entrée en vigueur est cependant attendue avant la fin de l'année, sous la présidence de la France, dont le gouvernement est plutôt favorable à un durcissement de la réglementation du Net, comme en témoigne le projet de loi Hadopi, estime l'association.
26 juin 2008
LES SOLDES ET LES MENAGES NE FERONT PAS BON MENAGE...
Le moral
des ménages chute encore en juin
PARIS
(Reuters) - Les inquiétudes sur le pouvoir d'achat ont fait chuter le moral des
ménages à de nouveaux plus bas en juin, faisant craindre pour la consommation
alors que les soldes d'été viennent de commencer.
Calculé
par l'Insee, l'indicateur résumé de l'opinion des ménages a reculé de quatre
points en données corrigées des variations saisonnières, à -46, un point bas
sans précédent depuis que la série a commencé en janvier 1987.
Le
chiffre de mai, déjà un plus bas record comme tous les indices de cette année,
a été révisé à -42 au lieu de -41 précédemment annoncé, marquant là aussi une
baisse de quatre points, selon l'enquête mensuelle de conjoncture publiée
jeudi.
Vingt-deux
économistes interrogés par Reuters s'attendaient en moyenne à un indicateur à
-42 en juin.
Ce
mauvais chiffre contraste avec l'annonce, mardi, d'un rebond inattendu de 2,0%
de la consommation des ménages en produits manufacturés en mai, après deux mois
de baisse.
Toutes
les composantes de l'indicateur résumé se sont repliés en juin, aussi bien ceux
relatifs à la situation passée et actuelle des ménages que ceux concernant
leurs anticipations. La plus forte baisse, de sept points, concerne l'opinion
des ménages sur les perspectives d'évolution du niveau de vie en France tandis
que le solde sur l'opportunité de faire des achats importants a également
fléchi, à -37 contre -33 en mai.
INFLATION
ET CHÔMAGE
Le
questionnaire de l'Insee porte sur la situation financière personnelle des
ménages, leur opportunité d'acheter et d'épargner, leur niveau de vie, le
chômage et les prix.
"Chaque
mois on touche un nouveau plus bas mais il faut être prudent - je doute que le
sentiment général de pessimisme soit aussi fort qu'en 1993, quand la France
était vraiment en récession", observe Olivier Gasnier, économiste à la
Société générale. "Mais les chiffres montrent bien à quelle vitesse s'est
produite la détérioration. Le choc de l'envolée des prix du pétrole a été
rapide et a affecté le sentiment".
L'indicateur
du moral des ménages est orienté à la baisse depuis juin 2007, quand il s'était
établi à -13.
Si les
inquiétudes restent vives concernant l'inflation et ses effets sur le pouvoir
d'achat, l'enquête montre aussi que les ménages se font à l'idée d'une situation
moins favorable sur le front du chômage. Le solde sur les perspectives
d'évolution du chômage, qui s'était brutalement dégradé en mai en passant de 5
à 18, est resté élevé à 17 en juin.
"Les
facteurs qui affectent la confiance se cristallisent de façon claire : c'est
l'inflation dont on anticipe qu'elle va avoir cette année sur le pouvoir
d'achat un effet assez modérateur, et qui va forcer les ménages à faire des
arbitrages dans leur gestion budgétaire. En plus on va avoir une stabilisation
des conditions du marché du travail, ce qui devrait aller aussi dans le sens
d'une modération", indique Natacha Valla, économiste chez Goldman Sachs.
IMPACT
SUR LES SOLDES ?
Reste à
voir l'impact sur la consommation alors que les soldes d'été ont débuté
mercredi dans la plupart des départements français.
Mathieu
Kaiser, chez BNP Paribas, relève que les intentions d'achat, l'indicateur le
plus fiable pour anticiper la consommation future, est à son plus bas niveau
depuis les grèves de décembre 1995. "Cela confirme, si besoin était, que
le rebond des dépenses des ménages en mai aura probablement été un artefact
dans une tendance très marquée à la modération de la consommation",
affirme-t-il.
"Bien
que les ménages soient à l'affût des bonnes affaires, les fortes contraintes
pesant actuellement sur leur budget pourraient ainsi limiter le succès des
soldes", ajoute-t-il.
Visitant
mercredi les rayons du grand magasin Le Printemps à Paris pour l'ouverture des
soldes, la ministre de l'Economie Christine Lagarde a dit avoir la conviction
que la consommation repartait en France et s'est dite optimiste pour la
"période festive" des soldes. Le gouvernement a parallèlement lancé
cette semaine une campagne de publicité de 4,3 millions d'euros pour promouvoir
les mesures prises en faveur du pouvoir d'achat.
"Je
ne suis pas sûr qu'on ait un effondrement de la consommation en juin",
convient Jean-Louis Mourier, économiste chez Aurel-Leven, en notant la faible
corrélation entre l'enquête sur le moral des ménages et leur consommation
effective. "On reste dans une phase très erratique, les enquêtes sont
beaucoup plus dégradées que les statistiques qu'on a derrière. Cela peut
rebondir très vite", dit-il.
L'enquête
de l'Insee a été réalisée du 2 au 19 juin auprès d'environ 2.000 ménages.
Véronique Tison, édité par Pascal Liétout
02 juin 2008
DE LA COMPLEXITE
La vie, c'est comme un portique qui ouvre sur de nombreuses ruelles. On
s'y abrite un temps, pour certains, il est plus aisé de choisir quelle
voie emprunter, pour d'autres, selon leurs blessures et leur aptitude à
les dépasser, il leur prendra un certain temps pour se décider à
avancer. A faire des choix, à vivre. On peut ensuite choisir
d'emprunter des boulevards, des avenues, ou rester dans ces ruelles
étroites et quelque peu réconfortantes, car offrant de l'ombre et un
espace bien délimité. On peut également choisir d'emprunter tout à la
suite, alternant assurance et liberté d'espace.
Je suis de celles
que la vie a blessé, qui n'a pas tout à fait quitté ce portique. J'aime
les ruelles et leurs ombres rassurantes, et ces longues avenues qui
offrent tant de liberté à mon regard. Mais je ne me suis pas donné les
moyens de les emprunter. Ma vie n'est pas finie, bien heureusement, il
me reste encore la possibilité de choisir.
C'est une des choses
qui font que j'ai envie de vous parler de politique. Avant que d'autres
ne vous disent "Cendra, la folle" (comme on a pu le rapporter à
certaines personnes, lors de mes débuts sur Internet et la politique...
dûs peut-être à mes débordements ou contradictions parfois, ou
désaccords...). Quand on est différent des autres, on est forcément
"hors norme", la normalité est une chose bien conventionnelle (ça ne
vous énerve pas quand Nicolas Sarkozy dit "est-ce que c'est normal... "
?), et tous les commentaires si gentils laissés sur mon blog me
prouvent que l'on peut exister, chacun à sa manière, conventionnelle ou
pas. J'avoue ne pas toujours être fière de moi, j'aimerais avoir plus
d'assurance (les avenues !), avoir un peu moins peur de la vie, dans
ses côtés positifs, tout aussi paradoxale que peut être cette vision !
Je ne suis pas quelqu'un qui va faire des prosternations devant telle ou telle personne. J'ai suivi deux hommes politiques, dans ma "petite vie" politicienne, et deux
hommes totalement différents. Quand je vois tant de
désintéressement
pour la politique de gens qui m'entourent, je peux le comprendre, il y
a tant de choses à faire dans la vie, que, sincèrement, on peut être
plus que tenté de ne pas s'y intéresser ! Sauf qu'au moment du vote, il
ne faut pas oublier que tout un chacun a un poids. Cela, il faut en
être conscient, car les politiques le savent bien, eux...
La
politique, c'est un engagement, pour des idées, à la base, pour
défendre les intérêts du peuple (utopie !), ou des plus riches,
certainement (pour certains), pour construire, avec des lois, avec des
projets, bâtir tout un maillage qui permettra à une société d'évoluer.
Enfin là je parle des élus...
Pour un militant, c'est quoi ? Un
engagement aussi, pour des idées, des idéaux, des réalités, surtout des
réalités. Adhérer à un parti, à la base, c'est vouloir contribuer à un
avancement des choses, notamment, au parti socialiste, cela veut dire
voter pour des personnes, des motions, des règles internes... etc.
(enfin ça, ce n'est qu'une infime partie)
C'est y contribuer par des
débats, parfois houleux, parfois plus calmes, quand les idées arrivent
enfin à un consensus acceptable par tous. Plus prochainement, pour le
parti socialiste, ce sera le vote pour une motion, un premier
secrétaire fédéral, national et local, ce sera en vérité l'amorce d'une
future candidature aux prochaines présidentielles (c'est dire si c'est
important) et, avec les premiers secrétaires fédéraux, une ligne
politique globale représentant le parti.
Ma petite place à moi est... nulle part ! Je ne fais pas vraiment partie d'un courant (comme c'est courant au PS, ouarf...).
Quand
j'étais dans la section de Patrick Mottard, encore moins, depuis, j'ai
fait du chemin... mais suis bien loin d'arriver à une détermination
débordante... faute de suivre le mouvement. Bah, je me finis par m'en
faire une raison, il y a plus important quand même.
Quand on lit ce
bref résumé d'un Conseil Municipal haut en petites phrases et chiffres
(de vacuité) à l'appui, on en vient évident à se demander où on va,
pourquoi je fais ça, pourquoi pas ? Qu'est-ce que vient faire le terme
de la "gauche la plus sectaire de France" là dedans ? Parce que les
élus de gauche n'ont pas applaudi le fort abstentionnisme (pour une
élection, rappelons-le, inutile puisqu'un élu UMP était déjà en
place...) qui a permis la réélection de Christian Estrosi ? Parce que
la droite joue à l'ouverture (débauchage) à gauche sur le plan National
? Est-ce qu'il s'agit de débauchage quand on parle de représentativité
à la Canca (tous sont d'accord là dessus) ou de présidence de
commissions ?
Est-ce sectaire que de demander à des militants
d'une section sous tutelle de "choisir" qui ils soutiennent ? A savoir,
Patrick Mottard (dissident exclu) ou Patrick Allemand ? Est-ce injuste
d'être exclu pour avoir créé sa propre liste ? Si un employé décide
d'ouvrir sa propre enseigne contre celle pour laquelle il travaillait
(contre, car il y a concurrence), croyez-vous que cette enseigne va lui
tendre les bras ? (cf les clauses de non concurrence sur certains
contrats de travail...)
Bref, parfois, n'y a-t-il pas urgence ? Là où la gauche pouvait gagner, elle a perdu. Les causes en sont diverses.
Les débats peuvent être riches sur le sujet... Il n'est pas clos...
Ah
oui, un petit coup de gueule... Vous aurez peut-être remarqué que les
gens de mon parti, ceux que je connais, et qui aiment mon blog (!), ne
postent jamais de commentaires, ou très très très peu... Si c'est cela
la liberté...
17 mai 2008
INSPIRATIONS
Mon portrait ? On peut le retrouver sur mon blogspot... Ce blog, c'est moi... Je n'ai pas trop le temps à consacrer aux deux blogs, alors, si vous ne connaissez que celui-ci, allez faire un tour sur mon "second visage"...
















